
Ou comment un commerce des armes insuffisamment régulé paralyse le développement
La population de la région africaine du Sahel est confrontée à un risque croissant de crise alimentaire à grande échelle, à la suite d’une série de crises survenues ces dernières années qui ont considérablement réduit les revenus, mis à mal les ressources et limité les capacités d’emprunt.
Douze milliards de balles sont produites chaque année, soit près de deux balles par habitant de cette planète. Le marché mondial des munitions destinées aux armes légères et de petit calibre pèse davantage que celui des armes à feu et des armes légères, avec environ 4,3 milliards de dollars par an.
Pourtant, il n’existe pratiquement pas de régulation pour suivre le parcours de ces munitions. Le commerce international des munitions est encore plus irresponsable et plus opaque que celui des armes.

Ou comment la transparence financière des entreprises peut contribuer au développement
De l’importance de définir des critères exhaustifs et juridiquement contraignants pour les transferts d’armes.

Plus de six mois après que les Nations Unies ont décrété l’état de famine en Somalie, le pays est toujours en proie à la pire crise humanitaire de ces dernières décennies.
La crise de 2011 dans la Corne de l’Afrique a été la plus grave situation d’urgence de ce type depuis le début du siècle. Elle touche actuellement plus de 13 millions de personnes et menace de famine des centaines de milliers d’entre elles. On déplore déjà entre 50 000 et 100 000 décès. Alors qu’elle avait été prévue, cette crise a pourtant sévi de plein fouet. Si elle est une conséquence de la sécheresse, ce sont bien des facteurs humains qui ont transformé cette crise en une situation d’urgence critique.

Deux après, les Haïtiens continuent de subir les conséquences du séisme dévastateur qui a tué plus de 200 000 personnes et a laissé plus d’un million d’individus sans abri. Le futur d’Haïti reste en suspens, le chemin vers la reconstruction s’avérant long et ardu. Alors que plusieurs milliards de dollars d’aide ont été promis, seule la moitié des fonds ont été versés.

Dix ans ont passé depuis le début de l’intervention internationale en Afghanistan et la chute du régime des Talibans. L’Accord de Bonn de 2001 qui s’en est suivi avait pour objectif déclaré de "mettre fin au conflit tragique en Afghanistan et de promouvoir la réconciliation nationale, une paix durable, la stabilité et le respect des droits de l’’homme dans le pays".
D’importants progrès ont été accomplis depuis. Toutefois, alors que le gouvernement afghan et ses partenaires internationaux s’apprêtent à se réunir une nouvelle fois à Bonn au mois de décembre prochain, l’Afghanistan est encore loin de remplir les engagements et les objectifs fixés à Bonn il y a dix ans.
Pour de nombreuses personnes vivant dans les pays en développement, les prix alimentaires sont une question de vie ou de mort. Les marchés financiers qui devraient aider les producteurs et les entreprises de transformation de produits alimentaires à gérer leurs risques et fixer les prix sont devenus une menace potentielle pour la sécurité alimentaire mondiale. Les marchés des produits dérivés agricoles, déréglementés et opaques, attirent des fonds spéculatifs colossaux, et il apparaît de plus en plus clairement qu’ils faussent les prix des produits alimentaires et rendent ceux-ci imprévisibles.
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Oxfam France est membre de la confédération internationale Oxfam, un réseau de 17 organisations de solidarité internationale qui travaillent ensemble dans plus de 90 pays, en collaboration avec des partenaires et des alliés dans le monde entier, pour trouver des solutions durables à la pauvreté, aux injustices et aux inégalités. |
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