
- Gaat Teidouma (Mauritanie), 2003 ©Ami Vitale/Oxfam
- Selon les prévisions d’Oxfam, 375 millions de personnes pourraient être touchées par les catastrophes climatiques d’ici à 2015. (Le droit de survivre, OI, 2009)
- Le GIEC estime qu’en 2080, 3,2 milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale, manqueront d’eau et que 600 millions manqueront de nourriture.
- D’ici cinquante ans, le changement climatique risque de jeter sur les routes 200 millions de déplacés et réfugiés privés de toit et de moyens de subsistance.
Oxfam France, au sein de la confédération internationale Oxfam, a décidé de se pencher sur la question du changement climatique et de ses conséquences.
Pourquoi ? Parce que les enjeux et les conséquences du changement climatique sont cruciaux pour les pays du Sud et affectent directement notre travail sur le droit à la santé pour tous, sur les questions agricoles et la sécurité alimentaire, et sur la prévention des conflits.
Pour ces mêmes raisons, le réseau Oxfam est, depuis plusieurs années déjà, devenue la principale organisation non-gouvernementale internationale à travailler sur la question spécifique de l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement.
L’activité humaine est la cause du réchauffement du système climatique. Ses effets sont déjà visibles : écosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… et les premières victimes en sont les populations déjà vulnérables de l’ensemble des continents. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes supplémentaires deviendront, si rien n’est fait, des "réfugiés climatiques".
Malgré la signature de traités internationaux tels que le protocole de Kyoto, la planète se réchauffe au-delà du seuil de variabilité naturelle du climat. Si nous ne faisons rien, ce réchauffement pourrait atteindre 4 °C d’ici à 2100. Les conséquences sociales et écologiques seront irréversibles
Les pays riches, pollueurs historiques et principaux émetteurs de gaz à effet de serre (GES), portent une double responsabilité : celle de cesser de nuire, en réduisant dès maintenant et drastiquement leurs émissions ; celle d’aider les pays pauvres, en finançant les coûts auxquels ceux-ci doivent déjà faire face pour s’adapter aux conséquences du changement climatique et limiter leurs propres émissions.
Les populations les plus vulnérables du monde sont les principales victimes du réchauffement de la planète, alors qu’elles en sont les moins responsables et ne disposent pas des moyens techniques, humains et financiers pour s’y adapter. Les pays industrialisés doivent reconnaître et prendre leurs responsabilités à l’égard de ces pays pour lesquels le changement climatique est un fardeau supplémentaire dans la lutte contre la pauvreté et pour le développement.
Oxfam France demande :
A la suite de l’échec de la conférence de Copenhague, nous demandons en particulier que tout soit mis en œuvre en 2010 pour obtenir un accord qui engage les pays riches à :
- réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport au niveau de 1990
- fournir 110 milliards d’euros par an aux pays en développement pour réduire leurs propres émissions et s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique.
Travail réalisé dans le cadre d’une campagne lancée en septembre 2009 sur la lutte contre le changement climatique et réalisée avec l’aide financière de l’Union européenne . Le contenu de cette campagne relève de la seule responsabilité d’Oxfam France et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.












