
- Goma, Nord Kivu (RD. du Congo), le 12 mars 2009.
- Le camp de Mugunga abrite 24 000 déplacés internes ©Caroline Irby
- Chaque jour 2000 enfants meurent ou sont gravement blessés, victimes des conflits armés.
- Les conflits armés coûtent, en moyenne, au moins 18 milliards de dollars à l’Afrique chaque année. Une somme qui pourrait permettre de résoudre la crise du VIH/sida, de prévenir la tuberculose et le paludisme, ou de faire face aux besoins en matière d’eau potable, d’hygiène ou d’éducation (cf. le rapport "Les milliards manquants de l’Afrique")
Du Soudan à la République démocratique du Congo, de l’Afghanistan à la Somalie les conflits dans le monde continuent de tuer chaque année des dizaines de milliers de civils innocents et provoquent le déplacement de millions d’autres. Pour lutter efficacement contre les injustices et la pauvreté dans le monde il est primordial de réduire les conflits et la violence et de protéger efficacement les civils. Une obligation qui incombe aux Etats, car il ne peut y avoir de droits économiques et sociaux effectifs sans le droit de vivre en sécurité.
Membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations unies, la France y "pilote" de nombreux dossiers, comme le Tchad ou la République démocratique du Congo (RDC) et contribue largement à des opérations de stabilisation et de maintien de la paix à travers le monde. La France joue également un rôle central pour la réalisation de l’Europe de la défense et a désormais rejoint le commandement intégré de l’Otan.
En septembre 2009, près de 10 000 femmes et hommes étaient déployés en opérations extérieures mobilisant 40 000 soldats sur l’ensemble de l’année. En outre, la France figure au quatrième rang mondial pour les exportations d’armes.
En adoptant le document final du sommet des Nations unies en 2005, les Etats membres de l’Union européenne et les Etats membres des Nations unies - dont la France - ont pris un engagement historique en reconnaissant leur responsabilité de protéger en tant que "devoir de protéger des populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité". Cela se traduit entre autres par l’augmentation continue du nombre de casques bleus déployés à travers le monde depuis dix ans, ainsi que par la priorité de plus en plus souvent accordée à la "protection des civils" dans les opérations de maintien de la paix.
Oxfam France au sein de la confédération internationale Oxfam s’engage pour limiter les causes externes de conflits, et demande :
- un contrôle plus strict des exportations d’armes, en particulier l’adoption d’un traité international sur le commerce des armes qui soit centré sur le respect des droits humains, du droit international humanitaire et du développement économique et social, ainsi que davantage de transparence du gouvernement français sur ses exportations et un contrôle parlementaire accru
- que la France et l’Union européenne assument leur responsabilité de protéger les populations civiles dans les conflits et favorisent la résolution des conflits où elles sont impliquées, notamment en Afrique et dans le monde arabe
- l’affectation d’une aide humanitaire et au développement en quantité suffisante afin de sauver des vies et de traiter les causes structurelles de nombreux conflits, qui soit accordée sur la base des besoins objectifs et non pas en fonction d’intérêts politiques ou d’objectifs militaires
- l’adoption de mesures coercitives et de sanctions ciblées, notamment par le Conseil de sécurité des Nations Unies dont la France est membre permanent, à l’encontre des chefs politiques et militaires des différents groupes armés qui se rendent coupables de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme
- que la politique étrangère française et les relations franco-africaines en général, ainsi que les interventions militaires de la France en particulier fassent l’objet d’un contrôle parlementaire systématique et s’inscrivent obligatoirement dans un cadre multilatéral (européen et/ou onusien).












