Alors que les bailleurs du Mali se réunissent mercredi 15 mai à Bruxelles dans le cadre d’une conférence co-organisée par la France et à laquelle participe François Hollande, Oxfam publie un rapport intitulé "Un nouveau contrat pour le développement" leur demandant de tout faire pour renforcer la capacité du Mali à s’administrer, à relancer son économie et à répondre au défi de la lutte contre la pauvreté.
La France vient d’annoncer l’affectation d’une partie de la taxe française sur les transactions financières (TTF) en 2013 à des programmes d’accès aux soins pour les enfants du Sahel. Oxfam France, Médecins du Monde, Avocats pour la santé dans le monde et Action contre la faim se félicitent de cette initiative et de la mobilisation de moyens supplémentaires afin de lever les barrières financières à l’accès aux soins et accompagner les Etats du Sahel (6 pays sont potentiellement concernés : le Niger, le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad et le Sénégal) dans l’application effective de leurs politiques de gratuité ciblée.
Lors de la conférence des donateurs du Mali, demain, mercredi 15 mai, à Bruxelles, à laquelle participera François Hollande "la France aura un engagement d’à peu près 280 millions d’euros", selon une source diplomatique française citée par l’agence Reuters. Oxfam France craint fortement que ces 280 millions d’euros ne soient qu’une simple addition de fonds déjà engagés, mêlant prêts et subventions, et non un réel effort financier supplémentaire pour appuyer la sortie de crise du Mali.
Le 15 mai prochain, la France co-organisera avec l’Union européenne une conférence des donateurs pour le développement du Mali à Bruxelles, à laquelle participera François Hollande. Les ONG craignent que la France arrive les mains vides à cette conférence, et utilise le déblocage de crédits déjà engagés pour masquer l’absence de fonds additionnels destinés à ce pays, affecté par le récent conflit et une insécurité alimentaire chronique.
Dans une note publiée mardi 30 avril, Oxfam alerte sur l’aggravation des conséquences humanitaires de la crise syrienne, tant pour les populations restées en Syrie, que pour les réfugiés toujours plus nombreux et les populations qui les accueillent dans les pays voisins.
Le ministre des Finances britannique Georges Osborne a annoncé que le Royaume-Uni allait déposer un recours devant la Cour de Justice de l’Union européenne pour attaquer le lancement de la taxe européenne sur les transactions financières.

Selon un rapport publié le 17 avril – journée internationale des luttes paysannes – par Oxfam France, les principales banques françaises auraient accordé entre 2009 et 2012 plus de 4 milliards d’euros de prêts aux dix principaux producteurs européens d’agrocarburants, et auraient émis pour ces entreprises des actions et obligations pour un montant total de plus de 3 milliards d’euros. Oxfam France demande aux banques françaises de renoncer à financer les producteurs d’agrocarburants, qui mettent en péril la sécurité alimentaire mondiale.
Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, Oxfam et Action Contre la Faim affirment que l’ensemble des acteurs humanitaires et de développement doivent profondément changer leur façon de gérer les crises alimentaires dans la région et aider les communautés à mieux se préparer aux situations d’urgence récurrentes. L’intervention humanitaire face à la crise alimentaire de 2012 au Sahel a été plus importante et plus efficace que lors des crises précédentes. Il n’en demeure pas moins que des millions de personnes n’ont pas reçu l’assistance nécessaire et restent à ce jour vulnérables.

Hier 15 avril, le lobby financier Paris Europlace et le MEDEF ont adressé un courrier au ministre des finances Pierre Moscovici afin de le « mettre en garde » contre la taxe européenne sur les transactions financières (TTF), mesure supposément « destructrice de richesse ». Oxfam France, Coalition PLUS et AIDES entendent démonter une à une ces contre-vérités.
Des milliers de Syriens continuent à fuir les conflits chaque jour, espérant trouver refuge dans les pays voisin. CARE et Oxfam tirent la sonnette d’alarme sur la situation des réfugiés qui vivent dans les villes jordaniennes et qui risquent d’être rapidement privés d’assistance.
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Oxfam France est membre de la confédération internationale Oxfam, un réseau de 17 organisations de solidarité internationale qui travaillent ensemble dans plus de 90 pays, en collaboration avec des partenaires et des alliés dans le monde entier, pour trouver des solutions durables à la pauvreté, aux injustices et aux inégalités. |
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