De l’importance de définir des critères exhaustifs et juridiquement contraignants pour les transferts d’armes.

Plus de six mois après que les Nations Unies ont décrété l’état de famine en Somalie, le pays est toujours en proie à la pire crise humanitaire de ces dernières décennies.
La crise de 2011 dans la Corne de l’Afrique a été la plus grave situation d’urgence de ce type depuis le début du siècle. Elle touche actuellement plus de 13 millions de personnes et menace de famine des centaines de milliers d’entre elles. On déplore déjà entre 50 000 et 100 000 décès. Alors qu’elle avait été prévue, cette crise a pourtant sévi de plein fouet. Si elle est une conséquence de la sécheresse, ce sont bien des facteurs humains qui ont transformé cette crise en une situation d’urgence critique.

Deux après, les Haïtiens continuent de subir les conséquences du séisme dévastateur qui a tué plus de 200 000 personnes et a laissé plus d’un million d’individus sans abri. Le futur d’Haïti reste en suspens, le chemin vers la reconstruction s’avérant long et ardu. Alors que plusieurs milliards de dollars d’aide ont été promis, seule la moitié des fonds ont été versés.

Dix ans ont passé depuis le début de l’intervention internationale en Afghanistan et la chute du régime des Talibans. L’Accord de Bonn de 2001 qui s’en est suivi avait pour objectif déclaré de "mettre fin au conflit tragique en Afghanistan et de promouvoir la réconciliation nationale, une paix durable, la stabilité et le respect des droits de l’’homme dans le pays".
D’importants progrès ont été accomplis depuis. Toutefois, alors que le gouvernement afghan et ses partenaires internationaux s’apprêtent à se réunir une nouvelle fois à Bonn au mois de décembre prochain, l’Afghanistan est encore loin de remplir les engagements et les objectifs fixés à Bonn il y a dix ans.
Pour de nombreuses personnes vivant dans les pays en développement, les prix alimentaires sont une question de vie ou de mort. Les marchés financiers qui devraient aider les producteurs et les entreprises de transformation de produits alimentaires à gérer leurs risques et fixer les prix sont devenus une menace potentielle pour la sécurité alimentaire mondiale. Les marchés des produits dérivés agricoles, déréglementés et opaques, attirent des fonds spéculatifs colossaux, et il apparaît de plus en plus clairement qu’ils faussent les prix des produits alimentaires et rendent ceux-ci imprévisibles.
Dans un rapport publié le 3 octobre, Oxfam rappelle que les acquis obtenus par les Afghanes en matière de droits au cours des dix dernières années pourraient significativement s’éroder, voire disparaître en cas d’accord de paix négocié à la va-vite.

New Forests Company (NFC), une société basée à Londres, se veut un projet exemplaire, à même de démontrer qu’il est possible, pour une entreprise jeune et moderne, de réaliser des investissements fonciers d’envergure en Afrique de manière responsable. Pourtant, d’après les enquêtes menées par Oxfam, de graves allégations formulées par des personnes qui ont été expulsées de leurs terres pour laisser le champ libre aux opérations de NFC n’ont toujours pas été résolues. Que répond à cela l’entreprise ?
Pendant des années, l’idée d’une taxe sur les transactions financières (TTF) était considérée par les institutions et les gouvernements comme, au mieux, irréaliste, et, au pire, néfaste pour l’économie.
Suite à l’engagement des chefs d’Etats allemand et français, lors d’un sommet de crise en août dernier, et la proposition technique remise le 9 septembre par les ministres des Finances des deux pays à la Commission européenne, la TTF devient soudainement une option sérieuse pour sauver les budgets européens et nationaux.
La note d’information "Taxer les transactions financières pour la solidarité internationale - Une taxe en France dès 2012" publiée en septembre 2011 par Oxfam France montre qu’une telle taxe est possible.
Les investissements internationaux jouent un rôle essentiel dans le développement et la réduction de la pauvreté. Les investissements peuvent améliorer les moyens de subsistance et créer des emplois, des services et des infrastructures lorsqu’ils sont gérés de manière responsable dans un cadre réglementaire efficace.
Les dernières données sur les investissements fonciers présentent une image très différente. Elles révèlent une forte augmentation de la pression sur la terre, une ressource naturelle dont dépend la sécurité alimentaire de millions de personnes qui vivent en situation de pauvreté.
Oxfam France est membre de la confédération internationale Oxfam, un réseau de 17 organisations de solidarité internationale qui travaillent ensemble dans plus de 90 pays, en collaboration avec des partenaires et des alliés dans le monde entier, pour trouver des solutions durables à la pauvreté, les injustices et les inégalités.