"Au cours de la 1ère Guerre Mondiale, 9 victimes sur 10 étaient des combattants et une sur dix un civil. Un siècle plus tard cette proportion s’est inversée. Non seulement les belligérants ne prennent plus suffisamment soin de protéger les civils lors des conflits armés, mais ceux-ci deviennent de plus en plus l’objet d’attaques délibérées, de meurtres, viols, pillages et recrutement forcés. Il convient de réaffirmer avec force ce principe élémentaire du droit international humanitaire - et de notre humanité - : les civils doivent être protégés de la violence, en tout temps et en tout lieu.
Il y a soixante ans, les Conventions de Genève (1949), pierre angulaire du droit international humanitaire, étaient signées. Ces accords ne se limitaient pas à interdire la violence délibérée à l’égard des civils. Ils frappaient aussi d’illégalité tout acte de violence ayant un impact sur les civils de façon disproportionnée par rapport aux objectifs militaires des parties au conflit. Ces conventions constituent l’instrument juridique le plus reconnu et ratifié à travers le monde, clés de voûte du Droit international humanitaire.
Elles garantissent tout particulièrement la protection des personnes qui ne participent pas à la guerre, ou des personnes qui ne sont plus en mesure de combattre ; elles interdisent l’usage délibéré de la violence à l’encontre de ces non combattants et elles se prononcent en faveur de la prise de sanctions à l’égard des responsables de ces violations.
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