Lors de la conférence de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Cancún, au Mexique, en décembre 2010, les gouvernements ont sauvé de l’échec les négociations sur les changements climatiques. Mais ils n’ont pas résolu le problème de la crise climatique.
Oxfam International suggère que c’est par de nouveaux mécanismes de financement liés à des régimes de réduction des émissions que l’on pourrait faire avancer les négociations sur le climat post-2012 et générer les 50 milliards de dollars par an nécessaires pour faire face aux besoins d’adaptation dans les pays en développement.
Dans ce rapport, publié le 31 mai 2011, Oxfam souligne que les défaillances de l’actuel système alimentaire mondial et les conséquences du changement climatique vont entrainer de nouvelles crises marquées par l’épuisement des ressources naturelles et l’augmentation du nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde.
Dans ce rapport, Oxfam international affirme que le nombre des victimes de catastrophes climatiques pourrait atteindre les 375 millions de personnes d’ici à 2015. L’organisation souligne également que l’aide humanitaire d’urgence doit être repensée en profondeur afin de répondre à cette nouvelle menace.
Les populations pauvres souffrent déjà du changement climatique. Leurs sources de revenus notamment en sont affectées. Pourtant, on estime que moins d’un dixième des fonds utilisés jusqu’ici pour le climat ont été consacrés à aider les populations des pays vulnérables à s’adapter aux effets du changement climatique. Les populations pauvres sont pénalisées deux fois : elles sont les plus durement touchées par un changement climatique dont elles ne sont pas responsables et elles sont négligées par les fonds qui devraient leur venir en aide.
S’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes et son expérience de terrain dans près de 100 pays, Oxfam International prévient que sans actions concrètes et immédiates, les impacts du changement climatique réduiront à néant 50 ans de lutte contre la pauvreté.
Une analyse d’Oxfam France et du Réseau Action Climat sur les engagements de la France pris à Copenhague en décembre 2009 pour soutenir les pays en développement dans la lutte contre le changement climatique. Un rapport qui montre comment l’aide française est artificiellement gonflée et qui met notamment à jour un certain nombre de principes essentiels aujourd’hui non respectés : additionnalité des financements climat par rapport aux objectifs de l’aide publique au développement, transparence des chiffres, déboursements prioritairement sous forme de dons et non de prêts, accent mis sur les projets d’adaptation et utilisation coordonnée répondant aux besoins des pays récipiendaires.
Les catastrophes liées au climat affectent de plus en plus fréquemment la vie de millions de personnes pauvres. À moins d’une action urgente, les progrès récents dans la lutte contre la pauvreté seront compromis. La communauté internationale doit prendre de nouveaux engagements pour financer l’adaptation aux changements climatiques.