La Conférence de Bonn de 2011 intervient à un moment décisif où la stratégie employée en Afghanistan doit impérativement changer de cap. Une "transition" militaire est en cours, la majorité des troupes internationales ayant prévu de se retirer d’ici à la fin de 2014 et les forces de sécurité afghanes ayant d’ores et déjà commencé à assurer la sécurité d’une grande partie du pays.
Alors que les dividendes économiques à court terme de la présence militaire internationale s’amenuisent, il importe d’instaurer une stratégie d’aide et de développement qui soit durable et plus exhaustive et qui accorde la priorité à la génération de moyens de subsistance, à la mise à disposition de services de base essentiels et à la lutte contre la pauvreté.
Par ailleurs, des difficultés considérables doivent encore être résolues avant que les Afghans ordinaires ne puissent exercer nombre de leurs droits humains fondamentaux, bénéficier d’un accès à la justice et à un système juridique opérationnel leur permettant de régler leurs doléances en toute légalité, et prendre leur avenir en main grâce à des structures démocratiques.
En outre, dans tous ces domaines, les femmes afghanes sont exposées à des discriminations et à des inégalités et redoutent que les avantages durement acquis ces dernières années ne soient menacés.
Cette note d’information présente la position commune d’organisations internationales spécialisées dans les questions humanitaires, le développement, la défense des droits humains ou des droits des femmes ou la consolidation de la paix, provenant de nombreuses nations et coopérant étroitement avec les Afghans de différentes régions du pays :
Afgana ; Afghanaid ;BAAG ; Care ; Christian Aid ; Civic ; Cordaid ; Dacaar ; Education for Peace ; Enna ; Handicap International ; 3P Human security ; La chaîne de l’espoir ; Madera ; NCA Act alliance ; Oxfam ; Oxford research group ; Robin aid ; Swedish Peace ; Venro ; World Vision.













