Un bilan mitigé
Une fois de plus, le G8 a déçu, en publiant un communiqué final en demi-teinte, sans engagements concrets…
- Sur les chiffres des précédents engagements
Sur les 50 milliards promis pour lutter contre la pauvreté en 2005 à Gleneagles, l’OCDE estime qu’il en manque 19. En amont du sommet, le G8 a publié un "rapport de redevabilité" qui manipule les chiffres pour faire apparaitre 49 milliards prétendument dépensés, qu’il "entérine" dans sa déclaration finale.
"A Deauville, 19 milliards de dollars peuvent être équivalents à 1,27 milliards mais dans la vraie vie, il y a une différence que des millions de personnes parmi les plus pauvres apprécieront."
Luc Lamprière, directeur général d’Oxfam France
- Partenariat de Deauville
Le G8 a "réaffirmé" son partenariat avec l’Afrique et lancé le "partenariat de Deauville" avec le Moyen Orient et l’Afrique du Nord.
"A moins que le G8 ne s’engage à également honorer ses engagements financiers existant contre la pauvreté, ses nouvelles promesses en soutien au printemps arabe pourraient s’avérer à moitié vides, comme les précédentes."
Luc Lamprière, directeur général d’Oxfam France
- Transparence des industries extractives
Si le G8 parle de transparence des paiements versés aux Etats par les compagnies minières, pétrolières et gazières, il laisse la porte ouverte à des publications volontaires.
"En soutenant la publication ’obligatoire ou volontaire’ des paiements effectués par les compagnies pétrolières, gazières et minières aux gouvernements, le G8 a réussi à transformer une réelle opportunité en un oxymore"
Mamadou Biteye, directeur d’Oxfam en Afrique de l’Ouest
… Mais les messages d’Oxfam entendus et repris dans la presse
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Le Monde, Libération, Le Figaro, Les Echos, L’Express, L’Humanité… Mais aussi radios et télévisions, presse locale et internationale : les actions d’Oxfam mettant en scène les "Grosses têtes" du G8, caricatures en papier mâché des chefs d’Etat du sommet ainsi que nos messages ont eu un bel écho médiatique toute la semaine du G8 !
Communiqués de presse
- G8 : un communiqué à la normande : pour Oxfam le G8 perd en crédibilité en publiant une déclaration dénuée de toute décision concrète. 27 mai 2011
- Transparence des industries extractives : les pays du G8 encore loin de répondre aux espoirs des populations des pays du Sud, communiqué publié avec le CCFD-Terre Solidaire, Dynamiques citoyennes et le Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar. 27 mai 2011
- Le G8 doit rendre contraignante la transparence des compagnies minières, pétrolières et gazières : Oxfam demande aux pays du G8 de rendre obligatoire la publication, pays par pays et projet par projet, des paiements des entreprises du secteur extractif. 26 mai 2011
- Le G8, un simple ’social network’ ? : à quelques heures de l’ouverture du G8 à Deauville, Oxfam appelle les chefs d’Etats qui y participent à assumer leurs responsabilités par rapport à leurs engagements passés et à prendre des décisions concrètes. 25 mai 2011
- La double comptabilité des engagements du G8 : dans un rapport de "redevabilité", le G8 affirme avoir dépensé 49 des 50 milliards promis en 2005 à Gleneagles. Un tour de passe-passe et des calculs douteux explique Oxfam France. 18 mai 2011
La mobilisation autour du sommet
- A l’occasion du G8, des membres d’autres affiliés sont venus grossir les rangs de la délégation Oxfam au sommet, découvrez quelques membres de notre "équipe G8".
La mobilisation a commencé dès le week-end précédent le G8, avec le contre-sommet et la participation notamment de groupes locaux d’Oxfam France au contre-sommet du G8 au Havre.
La semaine du G8, c’est devenu une tradition chez Oxfam, les "Grosses têtes" en papier mâché, représentant les dirigeants du G8, étaient aussi de la partie…
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Les demandes d’Oxfam France
Oxfam était présente lors de ce sommet pour faire entendre sa voix ! Pour nous, cette rencontre était l’occasion pour nous de demander des comptes aux pays les plus riches sur les engagements pris mais aussi de faire avancer nos demandes en matière de régulation de la finance ou de financement climat…
Près de 30 000 personnes ont déjà signé la pétition en faveur d’une "Taxe Robin des Bois" ; 1000 économistes se sont également prononcés en faveur de cette taxe, de même que le Parlement et le Conseil européen. Pour Oxfam, la France, qui s’est prononcée en faveur de la taxe sur les transactions financières, aurait dû profiter du G8 pour passer aux actes et entraîner dans son mouvement d’autres Etats du G8.
Après l’échec douloureux de Copenhague, le sommet de Cancùn en décembre dernier a permis de sortir les négociations sur le climat de l’impasse, avec l’annonce de la création d’un Fonds Climat et un accord sur l’objectif de limiter le réchauffement à un maximum de 2°C. Avant le prochain sommet sur le climat à Durban (28 novembre - 9 décembre), les Etats du G8 doivent confirmer la direction prise avec les conclusions du sommet de Cancùn et s’engager maintenant fermement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Ils doivent prendre position pour un cadre international contraignant et ne pas se contenter d’une approche volontaire.
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Pour aller plus loin
![]() | › G8/G20 : quelle place pour les questions agricoles ?, 9 mai 2011
› A qui doit profiter l’aide ?, rapport d’Oxfam qui démontre que les pays donateurs consacrent de plus en plus d’aide aux pays qu’ils considèrent stratégiques politiquement et militairement, février 2011 › Réparer deux injustices, rapport d’Oxfam pour un Fonds mondial pour le climat, novembre 2010 › Ensemble, remettons la finance dans le bon sens, dossier complémentaire de la campagne pour une Taxe Robin des Bois, février 2011 |
- Consulter les positions de l’AMCP (Action mondiale contre la pauvreté) et de Coordination Sud, dont Oxfam France est membre, et plus particulièrement les fiches sur la taxe sur les transactions financières, les paradis fiscaux et le soutien à l’agriculture paysanne






















