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Des milliers de personnes sensibilisées aux enjeux de la santé maternelle
Depuis le lancement de la campagne Non-assistance à mère en danger, au mois de mars 2010, 35 000 cartes d’interpellation ont été distribuées, plus de 10 000 signatures en ligne ont été collectées, des dizaines d’articles et interviews ont été publiées dans les médias, plusieurs conférences ont été organisées dans différentes villes de France… Ces actions ont permis d’informer un large public sur les enjeux de la santé maternelle dans les pays en développement.
A la rencontre du public

- La campagne Non-assistance à mère en danger a été présentée lors du festival des Solidays
Les partenaires de la campagne Non-assistance à mère en danger ont multiplié les conférences publiques sur la santé maternelle, à l’invitation de leurs groupes locaux et d’autres organisations. Nous avons ainsi participé à des débats lors des 30 ans de l’association Aide médicale internationale , chez l’association Cités-Unies France, pendant le Festival du film humanitaire, auprès d’Amnesty International et lors des Etats généraux du Renouveau.
Durant les trois jours de festival des Solidays, à Paris, fin juin, des centaines de personnes se sont rendues sur le stand de la campagne Non-assistance à mère en danger et ont eu l’occasion de participer à une action originale de sensibilisation aux questions de santé maternelle.
Sur le Web, des "envies" de changement
Si dans les pays développés, la grossesse peut susciter des envies positives et heureuses, elle est bien souvent source d’angoisse dans les pays les plus touchés par la mortalité maternelle. C’est ce que souligne une vidéo réalisée dans le cadre de notre campagne de mobilisation. Diffusée essentiellement sur Internet, notamment sur le site www.santepourtoutes.org, ce petit film a été mis en ligne après une opération menée sur Facebook [http://www.facebook.com/pages/Sante-pour-toutes/285123658436], invitant les internautes à exprimer leurs envies avant de découvrir la vidéo et les objectifs de cette campagne.
Nous avons également diffusé une carte virtuelle, à l’occasion de la fête des mères, appelant à signer la pétition et à communiquer largement sur la campagne.
Enfin, des dizaines de sites ont relayé la campagne en diffusant gracieusement nos bannières ou en relayant les articles publiés sur le site de campagne www.santepourtoutes.org.
Vous pouvez également contribuer à diffuser la vidéo "J’ai envie", nos cartes virtuelles et le site www.santepourtoutes.org en les recommandant à vos proches.
Les groupes locaux mobilisés près de chez vous

- Lille, le 4 septembre 2010. Flashmob, à l’occasion de la grande braderie.
Les 24 groupes locaux d’Oxfam France ont diffusé la campagne partout en France et organisé plusieurs conférences publiques et événements de mobilisation sur la santé maternelle. Quatre "flashmobs" (ou mobilisations éclair) ont eu lieu au mois de septembre : à Lille, Nantes, Le Mans et Paris pour mettre un coup de projecteur sur nos demandes avant le sommet à New York sur les objectifs du Millénaire pour le développement.
Nos messages sur la santé maternelle relayés par les médias
Les partenaires de la campagne Non-assistance à mère en danger se sont attachés à valoriser auprès des médias les expériences positives dans le domaine de la santé maternelle, en mettant en avant les témoignages de celles et ceux qui se battent au quotidien, dans les pays du Sud, pour améliorer la situation sanitaire. Radios, journaux et sites Web ont été nombreux à relayer les messages de ces acteurs de la santé maternelle et les objectifs de notre campagne.
Conférence de presse de lancement : Dorothy Ngoma témoigne de son engagement

- Dorothy Ngoma, directrice de l’organisation nationale des sages-femmes et infirmiers du Malawi, a apporté son témoignage auprès de journalistes français
La campagne Non-assistance à mère en danger a été lancée officiellement le 12 mars 2010, en présence de Dorothy Ngoma, directrice de l’organisation nationale des sages-femmes et infirmiers du Malawi et membre du W8, une coalition de huit femmes de pays du Sud investies dans la santé et l’éducation pour tous. La veille, Mme Ngoma avait animé une rencontre publique à Paris où elle avait témoigné du quotidien des personnels de santé au Malawi, un pays en situation de pénurie aigue en professionnels qualifiés malgré un ambitieux plan de renforcement de ses ressources humaines en santé.
Une trentaine de publications dans les médias

- Un journaliste de FRI, en reportage au Ghana, sur la santé maternelle
La campagne a d’ores et déjà eu un écho considérable dans les médias. Depuis son lancement, plus de 35 reportages, interviews et analyses expliquant les enjeux de la santé maternelle ont été publiés ou diffusés dans des médias généralistes et spécialisés : une pleine page dans le Monde, des articles dans Ouest-France, un reportage de 45 min sur la santé maternelle au Ghana sur Radio France Internationale…
La parole aux acteurs sur le terrain

- A gauche, Mme Vaah, sage-femme au Ghana
Nous avons veillé à valoriser les expériences d’accès aux soins maternels les plus significatives. Le 7 avril, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, nous avons diffusé un reportage photos sur l’un des programmes de Médecins du Monde au Népal qui vise à améliorer l’accès et la qualité des soins maternels et néonataux et des soins obstétriques d’urgence dispensés dans neuf centres de santé.
Nous avons participé à une émission spéciale de Radio France Internationale sur la santé maternelle au Ghana et nous avons publié un reportage photo sur le quotidien des sages-femmes dans ce pays.
En association avec Amnesty International, nous avons publié un communiqué de presse et une tribune dans la Croix sur le lancement, en Sierra Leone d’un programme national d’accès gratuits aux soins pour les femmes enceintes, les femmes qui allaitent et les enfants de moins de cinq ans. Les premiers résultats de ce programme montrent une forte augmentation de la demande de soins, un signe très encourageant !
Enfin, nous avons coordonné la rédaction d’un dossier spécial intitulé "La santé n’a pas de prix" dans la revue Altermondes. Paiement direct des soins par les usagers, financement des politiques de santé, renforcement des personnels soignants, lutte contre les pandémies, ce dossier aborde l’ensemble des défis à relever et donne la parole à de nombreux acteurs du Sud.
"Sans argent, des mères privées de liberté", un documentaire sur la santé au Bénin
Les journalistes Gladys Marivat et Cyrielle Stadler ont mis à disposition de nos relais un documentaire qu’elles ont réalisé au Bénin en 2008. Ce film dénonçait la situation dramatique de jeunes mères retenues prisonnières avec leur enfant dans des hôpitaux, après y avoir accouché, faute de pouvoir payer leurs soins. Depuis, le gouvernement béninois a commencé à mettre en place, peu à peu, une politique visant à rendre gratuites les césariennes d’urgence. Mais les problèmes rencontrés par les Béninoises demeurent une réalité dans nombre de pays pauvres.
Des nouvelles données encourageantes sur la lutte contre la mortalité maternelle
France, Europe, G8 et ONU : des avancées timides
Réunis en juin au Canada, les pays du G8 devaient annoncer d’importants efforts financiers en faveur de la santé maternelle et infantile dans les pays pauvres, présentée comme le nouveau cheval de bataille des huit Etats les plus riches. La promesse d’apporter 5 milliards de dollars sur cinq ans pour le développement de la santé des mères et des enfants, dans le cadre de l’initiative de Muskoka, est finalement bien loin des besoins estimés par les Nations unies. La France et ses partenaires de l’Union européenne n’ont fait preuve de guère plus d’ambition.
France : un engagement flou et insuffisant

- La pétition "Non-assistance à mère en danger" a été remise mercredi 15 septembre à Nicolas Sarkozy, avant son départ pour le sommet des OMD
Premier signe du manque d’engagement manifeste de la France pour les questions de solidarité internationale : à la veille du sommet du G8, le Président de la République annulait la traditionnelle rencontre ONG-Elysée. Quelques jours plus tard, l’annonce par Nicolas Sarkozy d’un soutien de 500 millions d’euros sur cinq ans à l’Initiative de Muskoka pour les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) 4 et 5 (sur la santé maternelle et infantile) se révélait floue et insuffisante. Insuffisante car elle est bien faible par rapport aux besoins estimés à 15 milliards de dollars par an par Ban Ki Moon. Floue car aucun détail n’a été fourni, malgré nos demandes répétées. Mercredi 15 septembre, à quelques jours du départ de Nicolas Sarkozy pour le Sommet des OMD de New York, Luc Lamprière, directeur général d’Oxfam France, a remis au président français la pétition de la campagne "Non-assistance à mère en danger".
Interpellés, des parlementaires s’impliquent
L’Europe se dote d’une stratégie d’aide en santé
La communication reste muette sur les ressources financières à mobiliser pour l’aide en santé. Enfin, elle suggère qu’il faut mettre fin de manière "graduelle" au paiement direct par les usagers. Cette annonce semble contradictoire avec l’engagement des pays riches à appuyer les Etats qui le souhaitent à lever immédiatement les obstacles financiers pour les femmes et les enfants, engagement répété à maintes reprises. Les partenaires de la campagne ont fait part de leurs commentaires au Ministre des Affaires étrangères.
Initiative de Muskoka : le G8 peut mieux faire

- Les "grosses têtes" de la confédération internationale Oxfam se sont mises à nu pour dénoncer le manque d’engagement des dirigeants sur les enjeux de la santé maternelle
Le sommet du G8 de Muskoka, au Canada, a eu lieu en juin 2010 quelques jours après la conférence internationale Women Deliver sur la santé des femmes et la publication par Ban Ki Moon d’une première version de son plan d’action pour la santé des femmes et des enfants. Les huit pays les plus riches y ont lancé "l’Initiative de Muskoka" destinée à améliorer la santé des mères et des enfants.
Après une intense mobilisation des ONG internationales, le pays hôte, le Canada, a accepté d’inclure la contraception et la planification familiale dans cette initiative. Cependant, ce plan ne dit pas un mot sur l’interruption volontaire de grossesse alors que 70 000 femmes, tous les ans, meurent des suites d’un avortement réalisé sans assistance médicale, le plus souvent clandestinement.
La déclaration finale du G8 omet deux autres éléments importants : elle ne fixe pas d’objectifs clairs en termes de nombre de personnels soignants à former et à déployer dans les pays en situation de pénurie ; elle oublie de mentionner que la gratuité des soins, à l’endroit où ils sont fournis, est un élément fondamental de l’accès aux soins pour toutes les femmes et tous les enfants.
Les autres propositions de l’Initiative de Muskoka sont cependant intéressantes et méritent d’être soutenues. Malheureusement, la mobilisation financière pour mettre en œuvre ce plan a été très insuffisante. Les pays membres du G8 ont collecté 5 milliards de dollars sur cinq ans, auxquels on ajoutera 2,3 milliards donnés par des fondations privés ou des Etats non-membres du G8. Un bilan bien inférieur aux 15 milliards de dollars par an qui, selon Ban Ki Moon, sont nécessaires pour améliorer la santé materno-infantile. Nous avons fait part de notre déception, même si nous pensons qu’il est encore possible de redresser la barre.
Sommet OMD+10 : une mobilisation en demi-teinte
Du fait de leur retard très inquiétant, les OMD 4 et 5, sur la santé des femmes et des enfants, ont fait l’objet d’un plan spécial du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon. Au final 40 milliards de dollars ont été promis d’ici 2015 par des donateurs publics et privés. La somme, d’apparence assez importante, correspond cependant à entre un quart et la moitié des besoins, suivant la base de calcul utilisée.
En outre, ont été incluses comme promesses des annonces anciennes, dont celles du G8, des annonces sujettes à caution, ou encore des annonces assez éloignées des enjeux de santé materno-infantile. Il est donc primordial de se mobiliser pour que ces promesses se traduisent en effet par des avancées sur le terrain dans les années à venir !
D’autres campagnes en faveur de la santé maternelle
Voir les autres campagnes
D’autres ONG, dans d’autres pays, mènent également campagne pour l’amélioration de la santé maternelle dans les pays du Sud. En Grande-Bretagne, la Maternal Mortality Campaign est pilotée par The White Ribbon Alliance for Safe Motherhood et bénéficie du soutien de nombreuses ONG, dont Oxfam Grande-Bretagne. Nous vous recommandons leurs ressources (en anglais), comme cet atlas de la santé maternelle, ces témoignages de femmes ayant bénéficié de soins maternels de qualité et ce film d’animation très émouvant sur les décès en couches.
En savoir plus
- Lire la présentation de la campagne
- Consulter les informations du programme d’Oxfam France consacré à la Santé


















