"Nicolas Sarkozy émettait en juillet dernier des doutes sur l’efficacité des listes OCDE et le critère de douze nouveaux accords fiscaux pour ’être blanchi’ [1]. Le gouvernement français semble maintenant se satisfaire de voir un paradis fiscal signer un seul traité avec la France pour le déclarer transparent, et cela avant même de voir la ratification de ce traité et sa mise en œuvre effective. Principale conséquence : tous les territoires européens disparaissent de cette liste française… et toujours aucune considération pour les pays en développement."
"Les mesures contre l’évasion fiscale, décidées dans le budget à l’automne dernier, devraient contraindre, à partir de mars, les entreprises et les banques françaises à rendre compte de leur présence dans les paradis fiscaux en fonction de cette liste. Les quelques dix-huit territoires épinglés dans les Caraïbes, l’Océanie et l’Amérique centrale ne reflètent pourtant pas la réalité de l’industrie financière dans le monde aujourd’hui [2]."
"Pris entre ses intérêts diplomatiques et les intérêts économiques de ses plus grandes entreprises, la France veut ménager la chèvre et le chou. En publiant cette bien maigre liste, avec plus d’un mois de retard, le gouvernement français envoie un signal très négatif et fait le jeu de ceux qui veulent faire croire que la lutte contre les paradis fiscaux est un dossier clos."
Contacts presse
Magali Rubino, tél. 01 56 98 24 45 (ligne directe) 06 30 46 66 04















