- Combien faudrait-il de personnel éducatif supplémentaire pour assurer la scolarisation des enfants du monde ?
Selon ses propres calculs, Oxfam estime qu’il manque aujourd’hui 1,9 million de professeurs d’école primaire dans le monde - le nombre requis pour s’assurer que chaque enfant scolarisable puisse avoir un professeur qualifié dans une classe qui ne dépasse pas les 40 enfants, le maximum recommandé par des institutions telles que la Banque mondiale et l’Unesco (rapport Du personnel et des salaires, Oxfam International, avril 2007)
- Avez-vous des exemples d’amélioration de l’accès à l’éducation dans les pays en développement ?
Depuis que l’école est devenue gratuite au Kenya en janvier 2003, plus de 1,3 million d’enfants sont entrés à l’école pour la première fois, faisant passer de 5,9 millions à 7,2 millions le nombre d’enfants scolarisés dans le pays.
D’autres pays que le Kenya ont éliminé les frais de scolarité, et remporté le même succès. En Ouganda, après l’abolition de ces frais en 1997, le nombre d’enfants inscrits à l’école est passé de 2,5 millions cette année-là à 6,5 millions en 2000. La Tanzanie a aboli ces frais en 2000, et le nombre d’enfants à l’école est monté en flèche, de 1,4 million à 3 millions.
En 1973, l’Indonésie a lancé le premier programme présidentiel (INPRES) destiné à améliorer l’accès à l’éducation dans ses îles éloignées. Partant d’un taux brut d’inscription dans les écoles primaires d’environ 60 pourcent, l’Indonésie a accordé la priorité à l’éducation de base et a lancé un des programmes de recrutement de professeurs et de construction d’écoles les plus rapides du monde. Le gouvernement s’est concentré sur le maintien de la qualité en cherchant à former et recruter suffisamment d’enseignants pour atteindre le ratio d’un professeur pour 40 élèves recommandé par l’Unesco. Des classes ont été construites pour atteindre le même taux. Entre 1973-74 et 1978-79, 61 807 écoles primaires ont été construites pour un coût de 500 millions de dollars (en dollars US de 1990), soit 1,5 % du produit national brut de l’Indonésie (PNB) en 1973. En 1978, le gouvernement a également supprimé les frais d’inscription à l’école primaire. Aujourd’hui, en Indonésie, les taux nets d’inscription, tant pour les filles que pour les garçons, avoisinent les 100 %.













