
- Clinique Saigal Asoud (Yemen), 1er février 2007 ©Abbie Trayler-Smith/Oxfam
- Chaque minute, une femme meurt en couche ou enceinte faute de soins médicaux de base.
- Chaque heure, 300 personnes meurent de maladies liées au VIH-sida.
- Chaque jour, 5000 enfants meurent de pneumonie.
Nous considérons que la santé est un droit et un bien public devant être accessible à tous. Les gouvernements des pays en développement doivent être en mesure d’investir dans leurs services de santé pour un accès universel aux soins et l’Etat est le garant du droit à la santé pour tous.
Pour cela nous nous prenons appui sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui visent à réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici à 2015. En matière de santé, ces objectifs visent à réduire la mortalité infantile, à améliorer la santé maternelle et à combattre le VIH/Sida, le paludisme et les autres épidémies.
L’accès à des soins de santé de qualité est un droit fondamental et non un luxe. Chaque individu devrait pouvoir se rendre dans une clinique locale, ou dans un hôpital, et obtenir les soins dont il a besoin et des médicaments à des prix abordables. Pourtant aujourd’hui des millions de personnes dans les pays en développement en sont totalement privées. Permettre à tous d’avoir accès à la santé constitue un défi énorme, mais possible.
Pour cela Oxfam France, au sein du réseau Oxfam, concentre son action sur deux axes :
1/ l’obtention des ressources financières nécessaires à la réalisation de l’accès universel aux services de base :
- que les pays membres de l’Union européenne et la France consacrent aux services de base au minimum 20% de leur budget d’aide publique au développement (APD) ;
- que les gouvernements des pays en développement jouissent de tout l’espace fiscal et politique nécessaire pour augmenter et allouer selon leurs priorités les ressources budgétaires visant l’égalité d’accès aux services de base.
2/ l’amélioration de la qualité des politiques en matière d’accès aux services de base
- par la réaffirmation du rôle du secteur public dans ce domaine, le seul à même de servir durablement les plus pauvres ;
- par une aide publique au développement plus stable, plus prévisible et qui atteigne au moins 0,7% de la richesse nationale, et par le développement de financements innovants.
Plus spécifiquement dans le domaine de la santé, nous demandons que les pays riches, dont la France, et les organismes internationaux comme la Banque mondiale, donnent la priorité à une réforme des systèmes de santé dans les pays en développement qui se base sur :
- des ressources humaines en plus grand nombre, mieux formées et revalorisées dans le secteur public ;
- la suppression de la tarification des services de santé aux usagers, qui exclut les plus pauvres des soins ;
- la mise à disposition de médicaments de qualité à bas prix, y compris de copies génériques de médicaments brevetés.













