
- Dans une école, en Zambie ©Annie Bungeroth/Oxfam
- Aujourd’hui 771 millions d’adultes dans le monde sont analphabètes, dont 64% de femmes et 72 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école ne sont pas scolarisés.
- En 2009 au Mali, près de 900 000 enfants âgés de 7 à 12 ans sont exclus du système scolaire. 60% sont des filles.
- En 2004 au Ghana, seulement 56% des enseignants avaient reçu une formation complète.
L’éducation au coeur du développement
L’éducation est un des leviers majeurs du développement et constitue un droit humain fondamental. Elle ouvre la porte à une qualification facilitant l’accès à l’emploi, à une meilleure santé et s’impose plus largement comme un vecteur de cohésion sociale. L’accès de tous à une éducation de qualité produit des effets positifs sur le développement humain et la croissance économique.
Chaque enfant, fille ou garçon, doit pouvoir recevoir une éducation primaire gratuite et de qualité. Pourtant aujourd’hui des millions de personnes dans les pays pauvres en sont totalement privées. Permettre à tous d’avoir accès à l’éducation constitue un défi énorme, mais possible.
Objectifs et engagements de la communauté internationale
La communauté internationale s’est engagée à plusieurs reprises en faveur de l’éducation pour tous. Des objectifs spécifiques ont été adoptés afin de généraliser l’accès à l’école et assurer une meilleure scolarisation des filles.
Malgré les engagements, en particulier des pays riches, l’accès gratuit à une éducation de qualité est encore loin de constituer une réalité universelle. Aujourd’hui 72 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école ne sont pourtant pas scolarisés. La dernière évaluation en date de l’Unesco estime que 16 milliards de dollars supplémentaires sont nécessaires tous les ans pour atteindre l’objectif de scolarisation primaire universelle.
Oxfam France, en lien avec le réseau Oxfam, concentre son action sur deux axes principaux :
1/ l’obtention de ressources financières nécessaires à la réalisation de l’accès universel aux services de base :
- que les pays membres de l’Union européenne et la France consacrent aux services de base au minimum 20% de leur budget d’aide publique au développement (APD).
- que les gouvernements des pays en développement jouissent de tout l’espace fiscal et politique nécessaire pour augmenter et allouer selon leurs priorités, les ressources budgétaires visant l’égalité d’accès aux services de base.
2/ l’amélioration de la qualité des politiques en matière d’accès aux services de base
- par la réaffirmation du rôle du secteur public dans ce domaine, le seul à même de servir durablement les plus pauvres.
- par une aide publique au développement plus stable, plus prévisible et qui atteigne au moins 0,7% de la richesse nationale.
- en matière d’éducation, par le fait de dédier l’essentiel des fonds destinés à l’éducation au développement et au renforcement des systèmes éducatifs nationaux, en particulier pour permettre la formation de nouveaux enseignants dans les pays en développement.
- par la création d’un Fonds mondial pour l’éducation qui puisse travailler en véritable partenariat avec les pays en développement.













