La plate-forme française "Contrôlez les armes" se félicite des progrès accomplis par les Etats, notamment l’élaboration d’une architecture comprenant des éléments concrets qui serviront de base au futur traité. Elle regrette toutefois l’exclusion des ONG de plusieurs discussions importantes. Elle s’étonne de cette décision prise par le président de la conférence et appelle à davantage d’ouverture et de transparence lors des prochaines sessions.
"Un vrai travail reste à faire par les Etats pour préciser le contenu d’un traité fort et efficace. Une majorité d’entre eux, dont la France, a défendu la nécessité de réduire la souffrance humaine causée par le commerce irresponsable des armes et l’absence de normes internationales communes", a déclaré Benoit Muracciole du Secours catholique-Caritas France.
D’autres principes défendus par de nombreux Etats tendent à lutter contre les livraisons d’armes qui contribuent à l’alimentation des conflits armés, des crimes de guerre, du terrorisme et des crimes organisés.
"Nous avons besoin d’un traité qui couvre l’ensemble des armes classiques - des armes à feu aux tanks en passant par les hélicoptères, leurs composants, ainsi que toutes les munitions pour véritablement protéger les peuples et garantir le développement économique et social", a déclaré Zobel Behalal du CCFD-Terre solidaire.
"Il est indispensable d’obtenir des procédures d’évaluation communes afin d’empêcher ceux qui violent les droits humains et le droit international humanitaire et qui contribuent à aggraver la souffrance humaine de renforcer leur pouvoir de nuisance", a poursuivi Francis Perrin, vice-président d’Amnesty International France.
"Ce traité doit faire obstacle à tout individu violant les droits de l’Homme, qu’il soit acteur direct d’un conflit ou qu’il l’alimente de l’extérieur. Demain, vendre ou obtenir armes et munitions ne devra plus se faire hors de tout contrôle. Mais beaucoup de travail reste encore à faire avant la prochaine réunion de février 2011 pour obtenir le traité qui sauvera des vies", a conclu Rima Chemirik d’Oxfam France.
Notes aux rédactions
- La Plate-forme française "Contrôlez les armes" est co-pilotée par Amnesty International France, Oxfam France, le Secours catholique-Caritas France, et est composée du CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), Handicap International, l’Observatoire des transferts d’armements, Justice et Paix France, Pax Christi France, Réseau Foi et justice Afrique-Europe, Ligue des Droits de l’Homme, Médecins du Monde.
Contacts presse
- Delphine Bedel / dbedel@oxfamfrance.org / Oxfam France / 01 77 35 76 00
- Laure Delattre / ldelattre@amnesty.fr / Amnesty International France / 01 53 38 65 41
- Véronique de La Martinière / v.delamartiniere@ccfd.asso.fr / CCFD-Terre Solidaire / 01 44 82 80 64
- Anne Bonnefont / anne-bonnefont@secours-catholique.asso.fr /Secours Catholique-Caritas France / 01 45 49 74 93













