Accès à la santé

L'accès à des soins de santé de qualité est un droit fondamental et non un luxe. Chaque personne devrait pouvoir se rendre dans un centre de santé ou dans un hôpital, et obtenir les soins et médicaments dont elle a besoin. Pourtant, aujourd’hui dans les pays en développement, des millions de personnes en sont totalement privées, en particulier à cause de raisons financières. Permettre à toutes et tous d'avoir accès aux soins constitue un défi énorme, mais possible.
Une mère et son bébé, Hôpital d'Achimota, Accra au Ghana.
Delphine Bedel / Oxfam - 2010
L'accès à des soins de santé de qualité est un droit fondamental et non un luxe. Chaque personne devrait pouvoir se rendre dans un centre de santé ou dans un hôpital, et obtenir les soins et médicaments dont elle a besoin. Pourtant, aujourd’hui dans les pays en développement, des millions de personnes en sont totalement privées, en particulier à cause de raisons financières. Permettre à toutes et tous d'avoir accès aux soins constitue un défi énorme, mais possible.

  • Plus de la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé les plus essentiels.
  • L’année dernière, plus de 800 millions de personnes faisaient face à des difficultés financières extrêmes en raison de dépenses de santé.
  • Chaque minute, deux personnes meurent de maladies liées au VIH-sida.
  • Chaque jour, 830 femmes meurent de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement, faute d’accès à des soins de qualité.
  • Chaque jour, 15 000 enfants de moins de 5 ans meurent, pourtant une très grande majorité de ces décès auraient pu être évités.
  • Les populations les plus pauvres font face à de plus grandes barrières à l’accès à la santé : au Cameroun, seulement 19% des femmes les plus pauvres accouchent assistées de personnel qualifié, contre 97% des femmes les plus riches.

La santé doit être un droit universel et un bien public qui doit être accessible à toutes et tous.
​Les gouvernements des pays en développement doivent être en mesure d’investir dans leurs services de santé pour un accès universel aux soins. Les pays riches doivent quant à eux respecter leurs engagements d’aide au développement en matière de santé et mener des politiques cohérentes, allant en faveur du droit à la santé pour toutes et tous.

Pour cela Oxfam France, concentre son action sur trois axes :

Le financement de la santé

  • par une aide publique au développement en matière de santé plus importante, plus stable, plus prévisible. Oxfam demande à la France d’allouer au moins 15% de son aide globale à la santé mondiale. L’aide en matière de santé doit contribuer au renforcement des systèmes de santé et appuyer notamment les pays dans leurs politiques de protection sociale en santé ;
  • par le renforcement des ressources domestiques allouées à la santé. Les gouvernements des pays en développement doivent pouvoir jouir de tout l’espace fiscal et politique nécessaire pour augmenter les ressources budgétaires, et la société civile locale doit avoir les capacités de demander l’allocation d’une part plus importante des budgets nationaux à la santé.

L’amélioration de l’équité des services de santé

  • par la suppression du paiement direct par les usagers des services de santé au point d’utilisation, car cela exclut les plus pauvres de l’accès aux soins ;
  • par la réaffirmation du rôle primordial du secteur public de la santé, le seul à même de garantir un accès aux soins pour les plus pauvres ;
  • par la mise en place de politiques de protection sociale en santé visant à offrir un accès universel aux services de santé pour toutes et tous.
  • Par une priorité donnée à la santé des femmes et la lutte contre les inégalités de genre dans l’accès aux services de santé

Le renforcement des systèmes de santé

  • des personnels de santé en plus grand nombre, mieux formés et revalorisés dans le secteur public ;
  • la mise à disposition de médicaments de qualité à bas prix, y compris de copies génériques de médicaments brevetés ;
  • par un appui des pays donateurs au renforcement des systèmes de santé, une meilleure coordination de l’aide au développement en matière de santé et le renforcement des initiatives visant à une meilleure gouvernance de la santé.