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Les communiqués de presseCommuniqué de presse, 15 juin 2006 Le commerce des munitions dénoncé dans un nouveau rapport d’Oxfam InternationalCe nouveau rapport sur le commerce des munitions montre que toute une variété de nouvelles munitions est largement disponible sur le marché noir de Bagdad. Près de 14 milliards de balles sont fabriquées dans le monde chaque année. Pourtant, il n’existe aucun document sérieux précisant comment elles sont utilisées et à qui elles peuvent être vendues. Le rapport « Munitions : la source du conflit » publié par Oxfam International démontre que plusieurs gros producteurs de munitions, notamment la Chine, l’Egypte, l’Iran, le Brésil, la Roumanie et Israël ne fournissent aucune données sur leurs exportations de munitions, exceptés les chiffres relatifs aux cartouches de fusils de chasse. Chaque année, l’absence de contrôle implique que des millions de balles aboutissent dans des zones de conflits et tombent entre les mains des criminels violant les droits humains. Le rapport explique également comment des munitions illégales ont inondé des pays en situation de conflit comme la Somalie, la Sierra Leone et le Libéria ces cinq dernières années. Au moins 76 pays fabriquent des munitions. Ce chiffre est en augmentation puisque de plus en plus de pays acquièrent des équipements permettant de produire des balles. Le Kenya et la Turquie sont ainsi tous deux devenus producteurs durant la dernière décennie. Dans le monde, ce sont 33 millions de balles qui sont fabriquées chaque jour ! “Cette étude montre que de nouvelles munitions sont largement disponibles sur le marché noir de Bagdad. Deux explications possibles à cela : soit c’est le fruit de contrebandes depuis les pays voisins, soit il s’agit de fuite de matériels issus de la coalition ou des forces Irakiennes. Dans tous les cas, le manque de contrôle signifie chaque jour la perte de vies humaines dans les rues de Bagdad” explique Caroline Maurel, chargée de campagne pour Agir ici-membre observateur d’Oxfam International. Le rapport inclut en effet une enquête menée en mai 2006 sur le marché noir de Bagdad. Il a ainsi été découvert que:
Il contient également des informations concernant l’immense réserve d’anciennes munitions en Europe de l’Est.
Enfin, selon le rapport, les munitions jouent un rôle clé en alimentant les conflits armés. En République centrafricaine, les combattants sont célèbres pour avoir jeté des armes parce qu’ils ne pouvaient pas acheter les balles qui convenaient. Néanmoins, les balles sont souvent oubliées des règles de contrôle du commerce des armes. “Si vous n’êtes pas convaincus du pouvoir dévastateur qu’une cargaison de munitions peut avoir, repensez à Monrovia, la capitale du Libéria, pendant la guerre civile en 2003. Fin juin 2003, les forces armées ont manqué de balles et ont dû se retirer. Mais dès qu’une nouvelle cargaison est arrivée, elles ont à nouveau attaqué, avec férocité, tuant de nombreux innocents. Lors de la conférence des Nations unies sur le commerce des armes légères, les gouvernements doivent se mettre d’accord sur de nouvelles règles internationales réglementant le commerce des armes légères et des munitions“ complète Caroline Maurel. La conférence des Nations unies sur les armes légères débute le 26 juin 2006 à New York. Les caisses contenant les balles sont souvent laissées sur la scène des crimes et des massacres. Le rapport allègue que si ces caisses de munitions étaient correctement identifiées, cela permettrait certainement de conduire beaucoup plus de personnes responsables de crimes ou de violations de droits humains devant la justice. Aujourd’hui, les marquages permettent uniquement d’identifier le fabriquant de ces balles. > Télécharger le rapport (pdf) Contact
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