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Les communiqués de presse Communiqué de presse, le 22 novembre 2007 Le siège de Gaza met en danger la santé publique car les services d’eau et d’assainissement se détériorent, avertit Oxfam InternationalJérusalem, 20 novembre 2007 – L’organisation Oxfam International affirme aujourd’hui qu’un risque croissant menace la santé publique dans la bande de Gaza, car les services d’eau et d’assainissement se dégradent considérablement sous la contrainte des restrictions imposées dans la région par Israël sur le carburant, les biens essentiels et les pièces de rechange. D’après les Services d'Eau des Municipalités Côtières (SEMC), 15% de la population de Gaza – soit 225 000 personnes – ne reçoivent pas la quantité nécessaire d’eau potable en raison du manque de carburant. Oxfam International exprime son inquiétude quant aux informations récentes selon lesquelles le Bureau du Procureur général d’Israël approuverait le plan du ministère de la Défense israélien visant à réduire la quantité d’électricité distribuée dans la bande de Gaza. Cette décision intervient au moment où les réductions de carburant imposées par Israël sont les plus importantes depuis le 28 octobre dernier, et ont un impact immédiat sur les systèmes d’approvisionnement en eau et de gestion des eaux usées dans la bande de Gaza. D’après Jérémy Hobbs, directeur général d’Oxfam International : “Les approvisionnements en carburant doivent reprendre immédiatement si nous voulons éviter une crise de la santé publique dans la bande de Gaza. L’accès à une eau potable est un droit humain fondamental qui ne doit pas être utilisé comme punition collective à l’encontre de la population de Gaza. Alors que les efforts se multiplient internationalement pour avancer vers la paix, la communauté internationale ignore la situation dramatique dans laquelle se trouve la région de Gaza, la laissant sombrer vers la crise. Des civils ordinaires y sont punis pour des crimes qu’ils n’ont pas commis, en totale violation du droit humanitaire international. Cette politique illégale de la punition collective doit cesser une bonne fois pour toute. » Durant les deux premières semaines de Novembre, il y avait en moyenne dans la ville de Gaza sept points d’eau, gérés par la SEMC, qui ne fonctionnaient que partiellement, voire pas du tout, en raison du manque de carburant. 50 000 personnes en ont souffert directement, leur ravitaillement en eau étant diminué de 75%. Selon les partenaires et le personnel Oxfam sur place, la situation à travers toute la bande de Gaza ne cesse de se détériorer au fur et à mesure que l’eau disponible diminue. Des réductions d’approvisionnement en électricité ne feraient qu’exacerber les souffrances endurées par Gaza. La SEMC souligne que de plus en plus de personnes doivent maintenant acheter de l’eau auprès de fournisseurs divers, dont un grand nombre ne mettent pas en œuvre des contrôles de qualité adéquats. Or, consommer de l’eau non traitée peut causer de graves problèmes de santé. Le système d’approvisionnement en eau potable et de gestion des eaux usées est particulièrement fragilisé du fait de restrictions sévères sur l’entrée de marchandises dans la bande de Gaza. La SEMC subit actuellement une grave pénurie de pièces de rechange et autres matériels nécessaires à la réparation et à l’entretien régulier du matériel, et les Forces de défense israéliennes ont régulièrement empêché l’accès à ces matériels depuis juin 2007. Quand la saison pluvieuse va commencer, il faudra davantage d’eau et d’électricité pour faire fonctionner le système de traitement des eaux usées. Depuis que les coupures d’approvisionnement en carburant ont débuté fin octobre 2007, la SEMC a du faire face à des difficultés croissantes pour gérer le système d’accès à l’eau et de retraitement des eaux usées dans toute la bande de Gaza. En tant qu’unique fournisseur d’eau pour les 1,5 million d’habitants de Gaza, la SEMC dépend largement de l’approvisionnement en carburant pour alimenter les générateurs de ses 135 points d’eau, 33 stations de pompage et 3 usines de traitement, car le manque d’électricité concerne déjà l’ensemble de la bande de Gaza. Oxfam International appelle à la reprise immédiate et sans entrave de la fourniture de carburant à travers tout le territoire. Oxfam International exhorte également le gouvernement d’Israël à cesser immédiatement de tels actes de punition collective envers les populations civiles déjà particulièrement appauvries de la bande de Gaza. Enfin, Oxfam International appelle la communauté internationale à dénoncer avec force la détérioration de la situation humanitaire à Gaza et à faire que les acteurs en charge de la protection des civils rendent compte de leurs actes. Notes aux rédactions : Données sur le système d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées : Données sur l’approvisionnement en électricité à GazaLa bande de Gaza a besoin de 210 mégawatts (MW) d’électricité au quotidien. Actuellement, elle ne reçoit qu’environ 187 MW. Cela provoque de fréquentes ruptures de courant et une situation de bas voltage dans laquelle les générateurs jouent un rôle vital dans le fonctionnement des systèmes de gestion de l’eau et de traitement des eaux usées. La SEMC consomme en moyenne entre 20 et 25 MW par jour, ce qui en fait le principal consommateur d’électricité de la bande de Gaza. A propos d’Oxfam InternationalOxfam International travaille à Gaza et en Cisjordanie depuis les années 80. Avec 12 organisations partenaires à Gaza, Oxfam International travaille dans les domaines de l’urgence et des soins de santé primaires, des projets d’eau et d’assainissement, de surveillance des Droits de l’Homme, des Droits des travailleurs, des droits des réfugiés, des droits des femmes, de la micro-finance, de l’agriculture / de la sécurité alimentaire, etc. Télécharger le communiqué de presse (version pdf)Contact presse : |