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Les communiqués de presse

 Communiqué de presse, le 16 décembre 2005
Oxfam International et Agir ici

OMC : Les pays riches reviennent sur leurs promesses.
Les pays en développement résistent avec fermeté.

A Hong Kong, les pays en développement rejettent les mauvaises propositions des pays riches. Ils doivent défendre leur position avec fermeté et résister aux différentes propositions qui seraient contraires à leurs priorités de développement et aggraveraient la pauvreté, a indiqué Oxfam International.

En effet, ces dernières 24 heures, de nouvelles propositions et positions ont émergé de différents groupes de pays en développement sur chacun des trois piliers des négociations commerciales : agriculture, NAMA et services. Celles-ci sont présentées en réponse aux propositions des pays riches et du directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, qui ne tiennent pas leurs promesses de donner la priorité au développement.

Phil Bloomer, responsable de la campagne “Pour un commerce plus juste” d’Oxfam International explique : “Les Etats-Unis et l’Europe utilisent tous les moyens possibles pour affaiblir les positions des pays en développement. Ils instrumentalisent les divergences entre les différents groupes, réutilisent de vieilles offres sur l'aide et offrent un accès au marché à certains pays et non à d’autres. En même temps, ils reviennent sur leurs promesses qu’ils ont faites. Les pays en développement doivent résister à ces tentatives de division.

Tard hier soir, un texte alternatif sur les services a été proposé par le G90 - une coalition de pays en développement d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Ils rejettent le texte actuel sur cette question qui leur refuse la possibilité de choisir s’ils veulent ou non ouvrir leurs différents secteurs de services à la concurrence étrangère, y compris les secteurs relatifs à la santé, à l'éducation et à l'eau.

Pour Phil Bloomer : "les pays en développement ont accepté d'entrer dans les négociations sur les services à la condition de ne pas être tenus de prendre certains engagements. Maintenant, les pays riches essayent de changer les règles du jeu en les forçant à négocier même quand ces derniers ne le souhaitent pas. Cette façon d’opérer peut potentiellement miner le développement et empêcher les plus pauvres d’avoir accès aux services de base à des prix abordables."

Les pays en développement ont également rejeté les propositions relatives à la baisse de leurs droits de douane sur les produits industriels tels que les voitures, les textiles ou l’électronique, considérant qu'elles ne sont pas suffisamment flexibles et ne contiennent aucune disposition pour la protection ou la promotion des industries naissantes.

Sur l'agriculture, les pays en développement recommandent qu’une date sur l’élimination des subventions à l'exportation soit fixée. Ils continuent de résister aux pays riches qui exigent que les concessions sur l'agriculture soient conditionnées par des avancées réciproques des pays en développement sur les autres secteurs.

L'Union européenne a mis sur la table aujourd'hui une proposition précisant que les exceptions en matière d’accès au marché pour les pays pauvres (la disposition dite des ‘produits spéciaux’) devraient être liées à des exceptions comparables pour les pays riches sur les produits dits ‘sensibles’ – alors même que les produits spéciaux sont destinés à protéger la sécurité alimentaire et les conditions d’existence de leur population.

Phil Bloomer conclut : “Les pays riches reculent plutôt que d’avancer. Les promesses relatives à des engagements sur le développement sonnent de plus en plus creux. C’est inacceptable et les pays en développement doivent demander que des efforts soient faits pour aboutir à un accord plus juste.

Contacts presse
Laetitia Guidi, tél. 01 56 98 24 46 (ligne directe)