Réponse du Crédit Agricole à notre campagne « Banques : la faim leur profite bien »

Dans le cadre de sa campagne Banques : la faim leur profite bien, Oxfam France a interpellé les banques françaises qui proposent à leurs clients des outils financiers permettant de spéculer sur les matières premières agricoles.
Parmi elles, le Crédit Agricole, qui nous a répondu le 1er mars.

Dans un courrier adressé à Luc Lamprière, le directeur général du Crédit Agricole, Monsieur Jean-Paul Chifflet, confirme deux éléments qui nous avaient déjà été présentés lors de notre rencontre, en amont de la publication de notre rapport Ces banques qui spéculent sur la faim, avec ses équipes en charge du développement durable :

Fin 2011, le Crédit Agricole a mis fin à ses activités de courtage sur les matières premières, y compris agricoles.

A l'automne 2012, Amundi a décidé de fermer ses trois fonds exposés aux matières premières agricoles incriminés par Oxfam France. Le processus de fermeture de ces fonds a été achevé début mars 2013.

Oxfam France salue l'initiative du Crédit Agricole de se retirer de ces activités spéculatives qui mettent en péril le droit à l'alimentation de centaines de millions de personnes. Nous lui demandons désormais de transformer cette initiative positive en position de principe : le Crédit Agricole devrait s'engager à ne plus rouvrir à l'avenir, même si la situation économique évolue, de fonds indexés totalement ou partiellement sur les cours des matières premières agricoles.

Monsieur Chifflet reconnait par ailleurs dans son courrier que les marchés dérivés de matières premières agricoles sont insuffisamment régulés par les pouvoir publics. Nous partageons cette position, et c'est la raison pour laquelle Oxfam France a défendu, tout au long des débats parlementaires sur le projet de réforme bancaire, la mise en place de principes stricts d'encadrement des activités spéculatives sur ces marchés.