Moins d’un centime par jour pour protéger les plus vulnérables de la crise climatique

Au Sommet Action Climat de New York, les Etats riches doivent agir pour la justice climatique en mettant la main au portefeuille !

Dans son nouveau rapport, Oxfam démontre que seulement 3 dollars par an sont versés aux habitant-e-s des pays les plus pauvres pour se préserver face aux effets des changements climatiques. Alors que les pays du monde entier se retrouvent au Sommet Action Climat à New York aujourd’hui, la société civile attend des dirigeant-e-s un vrai effort financier au nom de la justice climatique.

En France, nous adressons une pétition à Emmanuel Macron et au reste de la classe politique, pour qu’ils joignent les actes à la parole et que la France se montre leader en matière de financements climat.

Dans son rapport « Qui fait les frais du réchauffement ? », Oxfam se concentre sur les régions de la Corne de l’Afrique et le Mozambique, qui paient le prix fort d’une crise dont ils sont très peu responsables. Cette année, le Mozambique a été frappé par deux cyclones, lui causant un préjudice financier de 3,2 milliards de dollars, soit l’équivalent d’un cinquième de son PIB. Comme si les Etats-Unis avaient subi 23 fois l’ouragan dévastateur Katrina !

Lors du Sommet Action Climat à New York, les chef-fe-s d’Etat doivent concrétiser et accélérer les objectifs qu’ils se sont fixés dans l’Accord de Paris en 2015, à la COP21. Or, selon les chiffres d’Oxfam, les 48 pays les plus pauvres n’ont reçu qu’entre 2,4 et 3,4 milliards de dollars par an pour financer leur adaptation aux changements climatiques, soit l’équivalent de 3 dollars par personne et par an, ou moins d’un centime de dollar par personne et par jour.

Les pays les plus pauvres, premiers impactés par les conséquences des changements climatiques

Cécilia, 42 ans, retourne à sa tente avec son fils de 3 ans, dans le camp de déplacés de Beira, au Mozambique, trois mois après le dévastateur cyclone Idai.

L’an dernier, à cause de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, 15 millions de personnes ont eu besoin d’une aide humanitaire en Somalie, Ethiopie et Kenya. Des cyclones répétés au Mozambique ont eu pour conséquence que 2,6 millions de personnes dépendent aujourd’hui de cette aide. Si les pays riches versaient des financements climat à la hauteur de la crise qu’ils ont majoritairement contribué à créer, les pays pauvres pourraient se protéger face à la violence des changements climatiques, par exemple en diversifiant leur agriculture, en mettant en place une meilleure conservation de l’eau ou des systèmes de surveillance météo.

En 2009, les pays riches se sont engagés à verser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays pauvres à s’adapter et à réduire leurs émissions, bien que celles-ci soient bien plus faibles que celles des pays développés. Or, pour l’instant, ils n’ont versé que 71 milliards de dollars, un chiffre certainement exagéré qui plus est.

Les pays développés ont donc à la fois la responsabilité, le devoir mais aussi les moyens d’aider les pays en développement à se protéger face aux crises climatiques de plus en plus nombreuses qui les impactent.

 

 

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