Sommet de Durban sur le climat : festivités, dynamisme et… immobilisme

{Billet de Ian Sullivan, chargé de campagne web pour Oxfam Grande-Bretagne, de Durban.} Nous voilà donc déjà au terme de la première semaine de la {{[COP17, le sommet sur le changement climatique->/COP17-17eme-conference-des-Nations,1253]}}, à Durban, en Afrique du Sud. Une première semaine marquée par une énergie et un dynamisme formidables, en dehors des salles de réunion, pour rappeler à nos leaders qu'ils sont là pour prendre les actions nécessaires afin de préserver l'avenir de la planète.

A l'extérieur du centre de conférences, des ateliers et des conférences ont été organisés et beaucoup d'énergie dépensée pour réclamer de nouvelles approches dans la lutte contre le changement climatique et le soutien à apporter à celles et ceux qui en sont les victimes. J'ai eu la chance d'assister à l'ouverture de l'Assemblée des femmes rurales. Le cadre était somme toute assez conventionnel mais la réunion, elle, sortait vraiment de l'ordinaire. Les femmes ont fait une entrée fracassante ! Elles rentraient dans la salle en chantant, en dansant et en applaudissant, interrompant les discours d'intervenants contraints de se rallier à la fête et de se conformer à l'adage suivant : "si tu ne peux pas les battre, rejoins-les". Toute nouvelle arrivée était accueilli sous la clameur, dans une ambiance de carnaval. Avec quelques 500 participantes, autant dire que les célébrations n'ont cessé de se suivre ! Ces femmes sont en première ligne face au changement climatique. Elles risquent d'être les premières victimes du réchauffement de la planète et de la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes. À l'intérieur du centre de conférences, inversement, se déroulait un bal de piétinements, de faux-fuyants, de petites affaires, sur fond de dicussions sur les réductions des émissions et sur le fonds climat. Parmi la série de longs "remerciements", qui font partie de tout discours diplomatique, très peu a été dit sur la façon dont les émissions seront réduites ou dont le Fonds vert pour le climat (FVC) sera alimenté. J'en avais la tête qui tournait, à certains moments. Après le "dîner" d'ouverture préparé par Oxfam, les pieds dans l'eau et sans nourriture, nous étions de retour pour rafraîchir les idées des délégations présentes à la conférence.Alors que le soleil de Durban cognait, nous avons gracieusement offert des éventails aux négociateurs pour qu'ils puissent penser clairement aux décisions à prendre, sans prétexter de la chaleur. Ces éventails comportaient aussi un message clair sur la nécessité de trouver des financements pour le Fonds vert, tels qu'ne petite taxe sur les émissions du secteur du transport maritim. On voit désormais fleurir ces éventails un peu partout dans le centre de conférences et ils ont même fait sensation dans les salles réunions. Vendredi, nous avons accueilli les délégués alors qu'ils entraient dans le centre des négociations, cette fois avec un message fort sur la nécessité de soutenir les femmes, et plus particulièrement les agricultrices, qui doivent rester au cœur des préoccupations du Fonds vert. Cet argent est essentiel pour aider les pays en développement à s'adapter aux effets du changement climatique. Les délégués doivent s'imprégner de l'énergie et du dynamisme manifestés par l'Association des femmes rurales, alors qu'ils entrent dans la phase décisive des négociations, durant la deuxième et dernière semaine de la COP 17.

Aller plus loin

out savoir sur la COP 17 sur notre page spéciale Durbaxfam est partenaire officiel du film "Une planète. Une civilisation", qui donne la parole à six hommes et femmes, vivant sous les six principaux climats de la planèt – Découvrir la campagne [CULTIVONS->Cultivons-La-Terre-La-vie-Le-monde,1099], qui vise à changer le système alimentaire mondial et pointe, entre autres, les conséquences du changement climatique sur l'agriculture mondiale.