Des généraux et des correspondants de guerre s’unissent pour appeler à un contrôle plus sévère des armes

Dans le cadre de la campagne mondiale « {CONTROL ARMS} » pilotée par Oxfam International, Amnesty International et le Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL)

Cinq anciens leaders militaires et correspondants de guerre, dont Janine di Giovanni et d’anciens commandants des forces de l’ONU en République Démocratique du Congo et en Haïti, vont appeler aujourd’hui l’ONU à pousser pour des contrôles plus stricts sur le commerce international des armes.

Ils sont venus à l’ONU pour soutenir le développement d’un Traité global sur le commerce des armes, discuté par le Premier Comité de l’Assemblée générale des Nations Unies suite à la réponse majoritairement positive des gouvernements l’année dernière.

Les cinq intervenants ont tous travaillé dans certaines des zones de conflit les plus difficiles au monde, dont la Bosnie, l’Afghanistan et la République démocratique du Congo, et ont vu la mort et la destruction causées par des armes tombées entre de mauvaises mains.

Les généraux Patrick Cammaert et Robin Gagnon ont respectivement commandé les forces de l’ONU en République Démocratique du Congo et en Haïti. Le Général Dr BS Malik a commandé des troupes de combat et est membre du plus grand institut de recherche indien sur les études stratégiques et de défense.

« En Haïti, chaque jour, je devais faire face à des groupes armés terrorisant la population, » a déclaré le Général de brigade Gagnon. « Je crois qu’un contrôle des armes plus sévère aurait sérieusement réduit la capacité des groupes armés à combattre. Il ne s’agit pas, à travers un traité sur les armes, d’arrêter les ventes d'armes responsables pour la défense, la police ou le maintien de la paix. Il s’agit de faire en sorte que les criminels et ceux qui violent les droits humains ne mettent pas la main sur les armes et les munitions. »

Janine di Giovanni est l’un des reporters de guerre les plus respectés en Europe, pour avoir couvert la chute de Grozny, le siège de Sarajevo, l’Intifada palestinienne et d’autres conflits pour le Times de Londres, Vanity Fair et avoir écrit quatre livres sur des guerres. Jimmie Briggs, un journaliste de Life magazine, a écrit un livre – « Innocents perdus » – sur la souffrance des enfants soldats en RDC, Afghanistan, Sri Lanka et d’autres pays déchirés par la guerre.

« En plus d’une quinzaine d’années passées à couvrir des conflits, des civils innocents ont payé le plus lourd tribut au commerce des armes légères, » a déclaré Mme di Giovanni. » S’il y avait un contrôle des armes plus sévère, il y aurait moins de terreur, moins de tragédie et moins de souffrance. »

Cet évènement est organisé par la Campagne « Contrôlez les armes », une campagne mondiale conduite conjointement par Oxfam International, Amnesty International et le Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL).

« Nos cinq intervenants ont vu les horreurs causées par le commerce des armes qui est presque totalement non réglementé, » a déclaré Jeremy Hobbs, directeur de Oxfam International, parlant au nom de la Campagne « Contrôlez les armes ». « Il est fortement significatif que ces généraux soutiennent le Traité sur le commerce des armes. Ils comprennent qu’un traité efficace ne va pas interdire les ventes d’armes responsables ou interférer dans les droits légitimes des Etats de s’armer« .

« Les deux journalistes de notre panel ont été témoins de l’horreur de la violence armée à travers le monde. Le commerce mondiale non réglementé des armes ne fait qu’exacerber ces horreurs. »

« Tous les cinq ont vu comment les conflits sont prolongés et le développement durable compromis du fait que les armes et les munitions soient disponibles et à bon prix. »

NOTE AUX REDACTIONS :

– 1. En 2006, 153 Etats ont vote en faveur d’un Traité sur le commerce des armes à Assemblée générale des Nations Unies, 24 Etats se sont abstenus et seuls les Etats-Unis ont voté contre.

– 2. Les Etats ont soumis leurs opinions au Secrétaire général de l’ONU. Maintenant, les délégués à l’ONU vont discuter du Traité sur le Commerce des armes au sein de la Première Commission de Assemblée générale, qui est le forum de discussion du contrôle des armes.

– 3. En 2008, un groupe d’experts, choisi par le Secrétaire Général de l’ONU, va se réunir pour décider de la prochaine phase des discussions sur le Traité sur le commerce des armes.

– 4. Un Traité sur le commerce des armes interdirait le transfert des armes si elles sont utilisées ou pourraient potentiellement être utilisées pour commettre des violations du Droit International.

– 5. Plus d’un million de personnes venant de 160 pays ont signé la Pétition « contrôlons les Armes » pour affirmer leur soutien à des contrôles plus sévères sur le commerce international des armes.

– 6. Cette année, un groupe de correspondants de guerre dont Christiane Amanpour de CNN, Sebastian Junger de Vanity Fair et Jon Lee Anderson du New Yorker ont signé une lettre soutenant le Traité sur le commerce des armes publiée dans des journaux a travers le monde

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Notes aux rédactions