Gaza : Oxfam France récuse les déclarations selon lesquelles il n’y a pas de crise humanitaire

Oxfam France appelle aujourd’hui Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, qui doivent se rendre lundi au Proche Orient, à exercer les pressions les plus fortes sur toutes les parties au conflit afin de parvenir à un cessez-le-feu immédiat et d’obtenir que l’aide humanitaire puisse être acheminée librement aux populations assiégées à l’intérieur de Gaza.

L’association récuse les affirmations de la ministre israélienne des Affaires étrangères, qui s’est exprimée hier en marge de son entretien au Palais de l’Elysée, selon lesquelles il n’y aurait pas de crise humanitaire à Gaza Selon l’AFP, Mme Livni a notamment déclaré « nous maintenons la situation humanitaire à Gaza exactement comme elle doit être »].

Oxfam France rappelle que la crise humanitaire s’aggrave chaque jour un peu plus à Gaza Avant même la rupture de la trêve et les derniers affrontements, Oxfam France avait publié le 15 décembre une note intitulée «Territoire palestinien occupé : un an après la conférence de Paris, les civils continuent de payer », montrant que la situation sur le terrain en Territoire palestinien occupé (TPO) s’était détériorée de manière drastique. Cette note et le communiqué de presse l’accompagnant sont disponibles sur :

[Un an après la Conférence de Paris, la perspective d’un Etat palestinien semble plus lointaine que jamai

erritoire Palestinien occupé (pdf ]]. Les hôpitaux sont débordés par les blessés, les eaux usées non traitées s’écoulent dans les rues et les réserves d’eau diminuent tandis que les stocks de chlore pour traiter l’eau sont en voie d’épuisement. La nourriture et le carburant se font également de plus en plus rares.

« La crise humanitaire à Gaza ne fait qu’empirer . Le temps de la diplomatie à pas feutrés est révolu alors que les risques posés à la santé publique sont de plus en plus grands. L’Union européenne doit exercer la plus grande pression sur toutes les parties afin qu’elles s’accordent sur un cessez-le-feu immédiat et durable, qu’elles garantissent un accès humanitaire illimité et se réengagent sur la voie d’un véritable processus de paix » déclare Nicolas Vercken d’Oxfam France.

Nicolas Sarkozy, qui rencontrera lundi les dirigeants israéliens en compagnie de la Troïka de l’Union européenne, devrait clairement prendre position en faveur d’une suspension du processus en cours de renforcement de la relation Union européenne – Israël jusqu’à l’établissement d’un cessez-le-feu global à Gaza et l’autorisation par Israël d’un accès humanitaire libre et sans entrave.

Oxfam France demande également à la France, qui préside le Conseil de sécurité de l’ONU pour un mois depuis le 1er janvier, de faire approuver une nouvelle résolution exigeant un arrêt immédiat de la violence à Gaza et en Israël par toutes les parties au conflit, demandant qu’elles s’engagent en faveur d’une trêve permanente et globale, et demandant qu’Israël autorise – et que le Hamas ou d’autres parties ne bloquent pas- l’accès immédiat de et vers Gaza pour les personnes, les biens humanitaires et commerciaux, mettant ainsi un terme au blocus de Gaza.

Oxfam France considère que les bombardements israéliens sont excessifs et les tirs de roquettes du Hamas indiscriminés, aucune des parties ne respectant actuellement le droit international humanitaire.[[Extrait de la 4ème Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, 12 août 1949 :
TITRE III. STATUT ET TRAITEMENT DES PERSONNES PROTEGEES
SECTION I. DISPOSITIONS COMMUNES AUX TERRITOIRES DES PARTIES AU CONFLIT ET AUX TERRITOIRES OCCUPES
Article 33. – Aucune personne protégée ne peut être punie pour une infraction qu'elle n'a pas commise personnellement. Les peines collectives, de même que toute mesure d'intimidation ou de terrorisme, sont interdites.
Le pillage est interdit.
Les mesures de représailles à l'égard des personnes protégées et de leurs biens sont interdites.]]

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