La France doit accroître ses efforts pour lutter efficacement contre Ebola

Visite de François Hollande en Afrique de l’Ouest

Alors que le Président de la République doit se rendre en Guinée le 28 novembre puis assister au Sommet de la Francophonie à Dakar les 29 et 30 novembre, Oxfam France appelle François Hollande à s’engager plus fortement dans la réponse humanitaire à l’épidémie d’Ebola, qui est à ce jour loin d’être maîtrisée.

Afin d’enrayer l’épidémie, les Nations unies avaient fixé un objectif pour le 1er décembre : 70% des  nouveaux cas d’Ebola pris en charge et 70% des personnes décédées à cause du virus enterrées dans des conditions sûres. Anthony Banbury, chef de la mission des Nations unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER), a déclaré dès le 24 novembre que cet objectif ne serait pas atteint.

Pour Vincent Koch, responsable de la réponse d’Oxfam à l’épidémie d’Ebola :« Il faut poursuivre les opérations à plein régime, en mettant l’accent sur le traitement des patients, mais aussi sur la prévention pour arrêter la propagation du virus. Nous savons, du fait de nos activités en Sierra Leone, qu’un meilleur équilibre entre la prévention, le confinement et le traitement est nécessaire ».

La mobilisation de la France en Guinée, avec notamment l’ouverture le 18 novembre dernier du centre de traitement d’Ebola de Macenta, doit donc être renforcée. « Trois autres centres de traitement ont été promis par la France. Ils doivent être mis en place le plus rapidement possible et être pourvus du personnel de santé, des équipements et de l’expertise adéquats. Les centres de formation également promis doivent être ouverts dans les plus brefs délais», précise Jean-Patrick Perrin, chargé de plaidoyer humanitaire pour Oxfam France.

Pour Oxfam, la France doit veiller à ce que l’allocation des ressources pour la réponse médicale, les activités de prévention et de formation soit faite en fonction des besoins et de manière coordonnée avec l’ensemble des acteurs. Il n’y a que peu ou pas d’informations fiables quant au développement de l’épidémie dans des zones rurales de Guinée. La France devrait donc, avec les autres acteurs pertinents, contribuer à la clarification de la situation et des besoins dans ces régions.

Au-delà de la Guinée, l’Etat français doit intensifier ses efforts pour prévenir la dissémination du virus dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Une telle propagation pourrait représenter un coût économique de 27 à 32 milliards de dollars d’ici fin 2015 pour l’ensemble de la région.

« Ebola est un symptôme des faiblesses dont souffraient les systèmes de santé avant le déclenchement de cette crise. Il faut y remédier résolument par des engagements à long terme et des mesures concrètes de la part des gouvernements nationaux et de la communauté internationale », explique Vincent Koch.

Le XVe Sommet de la Francophonie, qui réunira une trentaine de chefs d’Etats, est pour François Hollande l’occasion de réaffirmer l’investissement de la France dans la lutte contre Ebola et le renforcement des systèmes de santé africains. Il s’agit également pour la France d’encourager les autres gouvernements à se joindre à cet engagement.

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Cécile Génot
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