Les pays vulnérables se rebiffent face au manque d’ambition annoncé pour Copenhague

45 Ministres de l’environnement, dont Jean-Louis Borloo, se sont retrouvés aujourd’hui à Copenhague pour préparer le sommet sur le climat qui débute dans moins d’un mois.

Dans un contexte politique poussant à la baisse les ambitions d’un traité, la présidence danoise proposait une approche en deux temps, consistant en un accord politique à Copenhague suivi d’un traité légal en 2010. Mais les pays les plus vulnérables aux changements climatiques ont refusé le principe d’un délai dans l’adoption de mesures contraignantes lors de cette réunion de préparation.

Selon Romain Benicchio, d’Oxfam France : « Les pays en développement, les moins responsables des dérèglements climatiques mais déjà les plus touchés, ont remis le train dans le sens de la marche en rappelant qu’ils attendaient des engagements fermes à Copenhague et qu’ils ne se contenteraient pas de beaux discours.»

Les pays en développement ont l’expérience des promesses non tenues sur l’aide ou le commerce. Mais comme le groupe africain l’a démontré lors de la session de négociations de Barcelone il y a deux semaines, il est peu probable qu’ils se contentent d’un accord qui ne garantirait pas des objectifs ambitieux et une mise en œuvre effective.

« Les décisions difficiles ne doivent pas être remises à plus tard. Chaque semaine de retard dans les négociations aggrave encore un peu plus le coût humain de la crise climatique. Un accord ambitieux et équitable à Copenhague, qui garantisse des actions dans le domaine de la réduction des émissions et du financement, ne dépend que de la volonté politique des chefs d’Etat » ajoute Romain Benicchio.

« Dans ce contexte, la confirmation de la participation du Président Sarkozy au sommet de Copenhague est bienvenue. Toutefois, il faut que la France et ses partenaires européens soient prêts à s’engager sur des objectifs contraignants sur les financements afin de parvenir à un accord qui ne soit pas au rabais. »

La déclaration récemment signée par les présidents brésilien et français en amont du sommet de Copenhague démontre que les pays riches et émergents peuvent travailler conjointement sur le climat. Le plan ‘Justice-climat’ du Ministre Jean-Louis Borloo va lui aussi dans la bonne direction en remettant la situation des pays les plus touchés par le changement climatique au centre des discussions. Toutefois, ces initiatives restent à ce stade trop vagues en termes d’objectifs ou de moyens financiers associés pour véritablement débloquer la situation.

« L’appropriation du dossier climat par le Président Sarkozy et son engagement pour un accord ambitieux et contraignant dès le sommet de Copenhague sont des premiers pas significatifs. Face à l’inertie des Etats- Unis, il est essentiel que des pays comme la France sortent de l’ombre et défendent le besoin d’engagements forts sans attendre 2010, et mettent sur la table un plan de financement clair en faveur des pays en développement » conclut Romain Benicchio.

||Communiqué envoyé dans le cadre d’une campagne lancée en septembre 2009 et réalisée avec l’aide financière de l’Union européenne. Le contenu de cette campagne relève de la seule responsabilité d’Oxfam France et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.|

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