RDC : Oxfam France exhorte B. Kouchner et l’UE à renforcer la MONUC pour protéger les populations

En prévision de deux rendez-vous politiques majeurs dans l’actualité internationale, la rencontre des ministres européens des Affaires étrangères et de la Défense à Bruxelles et la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, {{Oxfam France lance une campagne urgente de mobilisation et d’interpellation des pouvoirs publics – « {Massacre en cours !} » [[Le conflit en RDC est le plus meurtrier au monde depuis la seconde guerre mondiale. Depuis 1998, le conflit a entraîné la mort de 5.4 millions de personnes, notamment à travers des maladies et des famines. Environ un million de personnes a été déplacé à l'Est du pays. Le viol est endémique. Cette année, plus de 1 100 femmes ont rapporté chaque mois avoir été victimes de viols, et les chiffres exacts sont susceptibles d'être encore plus hauts.]] – pour que la France, l’Union européenne et les Nations unies s’engagent plus fermement encore en faveur de la protection des civils et de l’établissement d’une paix durable en République démocratique du Congo.}}

Dans le cadre du Conseil « Affaires générales et relations extérieures » (CAGRE), lundi et mardi prochains, Oxfam France appelle la France à s’assurer que les Etats membres de l’UE réagissent rapidement et positivement aux requêtes de l’ONU quant à un renforcement immédiat de ses capacités militaires sur le terrain.

Que ce soit au sein de l’UE ou de manière bilatérale, les Etats membres doivent dès le Conseil de lundi s’engager sur l’envoi de troupes supplémentaires pour contribuer à la stabilisation immédiate de la situation et envoyer un message politique fort à l’ensemble des parties pour les assurer de sa détermination à assurer la paix dans l’Est du Congo. Les Etats membres de l’UE sont particulièrement bien placés pour contribuer à l’envoi rapide dans la région de forces spéciales dont la MONUC a urgemment besoin.

« Il y a plus de 3 000 soldats européens déployés au Tchad, dont plus de 2 000 français, mais après plus de dix ans de guerres en RDC, moins de 100 font partie de la MONUC. Pourtant, Bernard Kouchner a déclaré que nous faisons face en RDC à « un massacre comme il n'y en a probablement jamais eu en Afrique » Bernard Kouchner s'exprimait alors sur le conflit congolais dans sa globalité sur les dix dernières années.] et qu’il convenait de renforcer la MONUC. Cherchez l’erreur ! » s’élève Nicolas Vercken, d’Oxfam France.

La campagne d’Oxfam France encourage le grand public à écrire par le biais de son site internet ww.oxfamfrance.org/rd à Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, pour lui demander de :

Plaider activement afin que la MONUC bénéficie à l'Est du pays du renfort de troupes européennes dont la priorité soit de protéger davantage les civils, créer les conditions sécuritaires favorables à l'acheminement de l'aide et faire respecter les accords de paix.

Maintenir une pression sur tous les signataires des accords récents visant à désamorcer le conflit en RDC et œuvrer à l’implication de la communauté internationale au plus haut niveau en faveur de la relance du processus de paix.

« La MONUC ne parvient pas actuellement à assurer la sécurité des populations et la paix est chancelante ; les récents combats dans l’Est du pays ont encore aggravé la situation d’un pays déjà meurtri. La France œuvre depuis plusieurs années au sein du Conseil Sécurité en faveur de la protection des civils dans le monde entier et en RDC en particulier. En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité et actuellement présidente de l’UE, la France a un rôle clé à jouer pour que la sécurité des populations civiles congolaises soit enfin assurée. Dès lundi, il faut passer le cap des déclarations d’intention et prendre des engagements concrets à Bruxelles : les hommes, femmes et enfants congolais auront les yeux rivés sur la capitale européenne !» ajoute Nicolas Vercken, d’Oxfam France. Le Réseau d'information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale (Ritimo) ainsi que les ONG suivantes, membres du Réseau France-Afrique Centrale – RéFAC, soutiennent cette campagne : Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), Centre d’Information et de Solidarité avec l’Afrique (COSI), Comité de Jumelage de Villefontaine, Karibu, le Secours Catholique – Caritas France et WIMA / Solidarité avec les paysans du Nord Kivu ».]

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