Oxfam félicite chaleureusement le premier Ministre éthiopien, Abiy Ahmed, pour son prix Nobel de la paix 2019. Ses initiatives ont permis de faire sortir les relations entre l’Ethiopie et l’Erythrée d’une impasse longue de près de 20 ans, après des décennies de conflits, et d’aboutir à un accord de paix.

Pour Gezahegn Gebrehana, directeur d’Oxfam en Ethiopie : « Abiy Ahmed a également changé la donne après de nombreuses années de politiques autoritaires en Ethiopie, en accordant davantage d’espace à la société civile et en favorisant la liberté d’expression. Oxfam estime que des conflits, comme celui entre l’Ethiopie et l’Erythrée, coûtent au continent africain environ 18 milliards de dollars par an. Le coût humain en vies perdues et dévastées est également terrible, et bien au-delà d’aucun calcul possible.

Dans de telles circonstances d’insécurité et de conflit, il est impossible de parvenir à un développement socio-économique durable. C’est pour cela qu’un accord de paix était essentiel pour offrir aux millions de citoyens de la région, l’opportunité d’une vie meilleure. Oxfam souhaite que ce prix, qui reconnait le courage et le leadership du premier ministre Abiy Ahmed, donne un nouvel élan aux initiatives de paix en Éthiopie et dans le monde entier, et encourage d’autres leaders dans cette voie. »

Par ailleurs, pour Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France : « Oxfam est consciente que cette reconnaissance arrive à un moment où les tensions entre différentes ethnies augmentent en Éthiopie, un pays dans lequel il existe un grand nombre de personnes déplacées. Nous espérons que ce prix encouragera le premier ministre à intensifier ses efforts pour s’adresser aux causes profondes des conflits ; ainsi que de prendre des mesures définitives pour mettre fin à l’impunité de ceux qui provoquent la violence et l’insécurité poussant des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers. Le prix Nobel n’est pas la fin du processus de paix, mais c’est la reconnaissance qu’un progrès important a été accompli pour consolider la prospérité dans le continent et, en accord avec l’objectif de l’Union africaine, « faire taire les armes ». »

 

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