Réaction du Réseau Action Climat et de ses associations membres à la déclaration du Président français M. Nicolas Sarkozy et du Premier Ministre de l’Ethiopie M. Meles Zenawi

Selon Romain Benicchio, d’Oxfam France « Cette déclaration signée à Paris rajoute à la confusion ambiante à Copenhague. Depuis le début de la conférence, la France a annoncé des positions contradictoires sur les financements climat, tant sur le chiffrage des besoins que sur le fait de savoir si les fonds promis serviront ou non à remplir les engagements français au titre de l’Aide Publique au développement, une question pourtant déjà tranchée à Paris par le Président de la République.» En recevant les ONG la semaine dernière, le Président français avait affirmé, sans aucune ambigüité, que pour la France, les financements climats en direction des pays en développement devraient être absolument additionnels aux engagements pris en matière d’aide aux pays pauvres et aux efforts à mener pour la réalisation des objectifs millénaires du développement. « C’est fromage et dessert » avait même-t-il lancé en forme de boutade.
[La déclaration de Nicolas Sarkozy sur l’additionnalité des financements climatiques aux pays en développement : réaction d'Oxfam Franc
]]

Pour Karine Gavand, de Greenpeace France « Le chiffrage des besoins n’amène rien de nouveau par rapport aux récentes décisions européennes. Ce qui est nécessaire d’urgence, pour débloquer les négociations, c’est un chiffrage clair et précis de la contribution française et européenne au soutien de l’adaptation et de l’atténuation dans les pays en développement ».

Selon Sébastien Blavier, du Réseau Action Climat : « La seule bonne nouvelle est la confirmation de l’engagement franco-africain de soutenir les financements innovants comme une taxe sur les transactions financières ou une taxe sur les transports maritimes et aériens. Les besoins vont être tels que ces types d’outils seront nécessaires pour lever une partie des fonds en adéquation avec les besoins exprimés par les pays les plus vulnérables. Ces besoins sont d’ailleurs largement supérieurs à ceux indiqués dans la déclaration commune Zenawi-Sarkozy ».

Selon Elise Buckle du WWF France « L'accord de Copenhague ne doit pas se faire entre les géants américains chinois et européens, il doit tenir compte des intérêts des pays les moins avancés, en particulier en Afrique. L'Afrique, le marché du carbone, elle n'en voit pas la couleur ; c'est du financement public qu'il faut ; pour eux c'est une question de survie. Il faut des chiffres de financements de long terme, au-delà de 2012 et 2015 ».

Communiqué du Réseau action climat et des associations membres

||Communiqué envoyé dans le cadre d’une campagne lancée en septembre 2009 et réalisée avec l’aide financière de l’Union européenne. Le contenu de cette campagne relève de la seule responsabilité d’Oxfam France et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.|

Contact

Contact presse à Copenhague :

agali RUBIN : 01 56 98 24 45 – 06 30 46 66 04

Sébastien Blavier Chargé de mission climat & développement, RAC : +45 52 65 93 09

Elise Buckle Responsable énergie / climat, WWF : +45 50 75 52 52

Karine Gavand Chargée de campagne climat, Greenpeace : 06 77 04 61 90

Romain Benicchio Chargé de plaidoyer, Oxfam France : +44 75 40 70 43 11

Notes aux rédactions

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Contact presse à Copenhague : agali RUBIN : 01 56 98 24 45 - 06 30 46 66 04 Sébastien Blavier Chargé de mission climat & développement, RAC : +45 52 65 93 09 Elise Buckle Responsable énergie / climat, WWF : +45 50 75 52 52 Karine Gavand Chargée de campagne climat, Greenpeace : 06 77 04 61 90 Romain Benicchio Chargé de plaidoyer, Oxfam France : +44 75 40 70 43 11

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