Oxfam France, 25 ans d’engagements : le témoignage de Mélodie, militante et donatrice

Cette année, Oxfam France fête ses 25 ans. 25 ans d'engagements, 25 ans de mobilisations pour un monde plus juste sans pauvreté. Pour remercier tous nos donateurs, bénévoles, adhérents, militant-e-s qui nous ont accompagné toutes ces années et continuent à nous soutenir aujourd'hui, nous leur donnons la parole tout au long de l'année 2013.

Chaque mois, découvrez les personnes qui partagent avec nous les valeurs du réseau Oxfam : citoyenneté active, conviction que la pauvreté n’est pas une fatalité et qu’elle peut être combattue par la volonté politique des décideurs et la mobilisation de citoyens éclairés et indignés contre les inégalités.

Mélodie, militante et donatrice

Comment avez-vous connu Oxfam France ?

C'est dans le cadre de mes études en solidarité internationale, où l'on s'intéressait aux activités des organisations internationales comme l'ONU et au rôle de la société civile, que j'ai d'abord entendu parler de l'ONG Oxfam France. Elle est connue et reconnue dans le milieu pour ses actions de plaidoyer, qui en font sa "marque de fabrique". J'étais déjà convaincue par ce mode d'action puisque je voulais à l'époque en faire mon métier.

En me promenant sur un forum des associations de solidarité internationale à Grenoble, j'ai découvert qu'un groupe local Oxfam venait tout juste de se créer à côté de chez moi ! J'ai rejoins le groupe et j'ai très rapidement repris la coordination avec le recrutement de marcheurs et de bénévoles pour l'évènement du Trailwalker Oxfam.

Aujourd'hui, je suis coordinatrice du groupe local de Lyon.

Que souhaiteriez-vous à Oxfam France pour cet anniversaire et les années à venir ?

Je souhaite que le public cesse de penser que nous sommes un énième opérateur téléphonique ! Oxfam France mérite d'avoir la même notoriété que de grandes associations aux causes toutes aussi nobles telles que Amnesty International ou la Croix Rouge. Notre travail de sensibilisation du public serait moins difficile… et surtout, plus nous sommes nombreux à exercer notre pouvoir (en signant des pétitions par exemple), plus nous aurons un impact sur les décisions politiques. Il est donc indispensable de travailler dans ce sens.

Un résultat, une rencontre, vous a-t-elle particulièrement marquée ?

Sans hésitation, le "strip-tease" que nous avons effectué à l'alter-sommet du G20 à Nice en novembre 2011, en faveur de l'adoption d'une taxe sur les transactions financières à hauteur de 0,05%, la taxe Robin des Bois. Pourtant, je faisais initialement partie des personnes très réticentes à cette action, car je craignais qu'elle ne soit pas comprise de l'opinion publique et que les médias ne communiquent pas correctement sur notre message: "0,05%, c'est peu, mais ça change tout!".

Les chargés de plaidoyer d'Oxfam France réalisent un travail d'expertise très sérieux, et j'avais peur que notre image en pâtisse. Pourtant, avoir fait cette action, tous ensemble, bénévoles et salariés d'Oxfam venus des quatre coins du monde, a été un moment très fort, dont on se souviendra toutes et tous très longtemps.

L'impact médiatique a été immédiat, et Nicolas Sarkozy, Président de la France à l'époque, avait repris l'idée de la "Taxe Robin des Bois" dans son discours au G20 ! Un franc succès !

Quelle est la campagne qui vous a le plus marquée ?

La campagne pour la Taxe Robin des Bois, notamment à cause de notre action dans la manif de l'alter-G20.

Oxfam France a 25 ans cette année, quel regard portez-vous sur ces 25 ans d'actions ?

25 ans, c'est un bel anniversaire, mais 25 ans, c'est finalement si peu à l'échelle d'Oxfam, car nos actions de plaidoyer s'inscrivent nécessairement dans la durée. Il faut être patient et persévérant ! En 25 ans, Oxfam a connu de très belles victoires. L'adoption d'un traité sur le commerce des armes est un très bel exemple de combat : lorsque l'idée même de ce traité a émergé il y a 15 ans, on nous prenait pour des utopistes. Aujourd'hui, ce traité existe, il a été signé cette année (un joli cadeau d'anniversaire !).

Le message est clair: changer le monde, c'est vraiment possible, même si ça prend du temps.