La Terre se réchauffe, les prix flambent

05/09/2012

Le coût alimentaire du changement climatique.

Le changement climatique rend les événements climatiques extrêmes, comme les sécheresses, les inondations et les vagues de chaleur, beaucoup plus probables. Comme le montre la sécheresse survenue aux États-Unis en 2012, qui dit événements climatiques extrêmes dit prix alimentaires extrêmes.

Il est probable que l'augmentation du nombre de personnes souffrant de la faim sera l'un des impacts les plus brutaux du changement climatique sur l’humanité. Les travaux de recherche qui examinent les effets progressifs du changement climatique ne tiennent pas suffisamment compte de ces événements climatiques extrêmes, sous-estimant largement les implications potentielles du changement climatique pour les prix des produits alimentaires.

Ce rapport montre comment des événements climatiques extrêmes survenus en une seule année pourraient donner lieu à des flambées des prix d'une ampleur comparable à 20 années de hausse des prix sur le long terme. Ainsi une nouvelle sécheresse survenant aux États-Unis en 2030 pourrait faire augmenter le prix du maïs de 140% par rapport au prix moyen des denrées alimentaires de 2030.

Comme le souligne Tim Gore, en charge du changement climatique à Oxfam, "nous ressentirons tous les effets d'une flambée des prix alimentaires, mais les populations les plus démunies – qui doivent parfois consacrer jusqu'à 75% de leurs revenus à l'alimentation – seront, elles, touchées de plein fouet." "Après la débâcle financière, nos gouvernements ont soumis les banques à des "tests de résistance". Nous devons de la même manière tester la résistance du système alimentaire mondial au changement climatique."

Les conclusions de ce rapport sont claires : nous avons le pouvoir de rectifier notre système alimentaire défaillant et d'en renforcer la résilience, en particulier pour les consommateurs et producteurs alimentaires les plus pauvres.
Pour cela, les États doivent agir sans plus tarder pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et mettre fin à des années de sous-investissement dans la petite agriculture des pays pauvres. Ils doivent également apporter les financements nécessaires pour aider les agriculteurs vivant dans la pauvreté à s'adapter au changement climatique.