Gratuité des soins en Afrique subsaharienne : en finir avec certaines idées reçues

Depuis le début des années 2000, de très nombreux pays africains ont mis en place des politiques d'exemption du paiement, appelée également politiques de "gratuité" des soins, pour certaines catégories de patients.

Ce large mouvement de réformes du financement de la santé en Afrique s'inscrit dans une volonté plus large qui tend vers la couverture universelle des soins de santé, telle que l'Assemblée générale des Nations unies s'y est engagée en décembre 2012. Toutefois, face à une politique de paiement direct des services de santé ancrée depuis plus de trente ans, les changements de pratiques sont loin d'être faciles.

Les réticences qui subsistent à l'égard de la gratuité des soins ne reposent la plupart du temps sur aucune preuve tangible, mais plutôt sur des préconceptions, des idées reçues ou une idéologie particulière concernant le principe même de la gratuité des soins. C'est donc pour partager des exemples récents de la pertinence de supprimer le paiement direct des soins réclamé aux patients dans les centres de santé qu'Oxfam France, avec le Centre de Recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal et l'ONG allemande Help proposent cette série de fiches.

L'objectif est de montrer, preuves à l'appui, combien certaines perceptions à l'égard du principe de la gratuité des soins sont des idées reçues lorsque les politiques d'exemption du paiement des soins sont organisées sérieusement. Ces fiches montrent à quel point ce principe, parmi d'autres, devient essentiel pour atteindre la couverture universelle en santé. Ce n'est pas contre le principe de gratuité des soins qu'il faut lutter, mais pour son application efficace.

Auteur(s) du rapport

Oxfam France

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