Les financements « climat » après Copenhague

Les questions à 100 milliards de dollars

Oxfam fait le point sur les multiples questions en suspens concernant le financement de la réduction des gaz à effet de serre et de l'adaptation aux conséquences du changement climatique.

Les changements climatiques constituent la plus grande menace pour le développement. Ils rendent la lutte contre la pauvreté encore plus difficile et plus coûteuse.

Il faut de toute urgence des fonds pour aider les communautés vulnérables à s'adapter aux changements climatiques. L'année dernière, la Banque mondiale a estimé les coûts de l’adaptation dans les pays pauvres à 75-100 milliards de dollars par an pour autant que le réchauffement global se maintienne à moins de 2°C. Or, les engagements de réduction des émissions faits par les pays riches depuis Copenhague ouvriraient la voie à une augmentation catastrophique de 4°C des températures.

L'atténuation des changements climatiques comprend les réductions d’émissions des pays riches, mais aussi le soutien qu’ils apportent aux pays en développement pour réduire les leurs. En effet, les économies émergentes et les pays pauvres doivent à présent adopter des stratégies de développement plus coûteuses que celles suivies en leur temps par les pays riches.Il faudra dorénavant plus d'argent pour faire face aux coûts supplémentaires d'un développement propre.

Les financements "climat" ne doivent pas seulement dédommager les pays en développement des coûts induits par un problème qu'ils n'ont pas créé. Il s'agit aussi d'un investissement entre pays riches et pays pauvres pour un avenir commun. Les pays riches ne peuvent pas gagner la lutte contre le changement climatique en agissant uniquement chez eux.

Auteur(s) du rapport

Oxfam