New Forests Company et ses plantations en Ouganda

New Forests Company (NFC), une société basée à Londres, se veut un projet exemplaire, à même de démontrer qu'il est possible, pour une entreprise jeune et moderne, de réaliser des investissements fonciers d’envergure en Afrique de manière responsable. Pourtant, d'après les enquêtes menées par Oxfam, de graves allégations formulées par des personnes qui ont été expulsées de leurs terres pour laisser le champ libre aux opérations de NFC n'ont toujours pas été résolues. Que répond à cela l’entreprise ?

 

“ J'ai perdu ma terre. Je suis devenu un sans-terre alors que la terre était toute ma vie. Je n'ai aucun droit et c’est comme si je n’étais pas un être humain”

Fred Bahemuka, père de huit enfants, Mubende

Aujourd'hui, les résidents qui ont été expulsés sont dans un état désespéré, se retrouvant plongés dans la pauvreté et sans terres. Dans certains cas, ils affirment avoir été brutalisés et que leur propriété, leurs cultures et leur bétail ont été détruits. Les communautés locales prétendent n'avoir pas été consultées comme il se doit, n'avoir pas été dédommagées de manière adéquate et n'avoir reçu aucune terre en contrepartie.

Oxfam est convaincu que les communautés affectées de Kiboga et Mubende méritent que leur cause soit entendue et obtiennent justice.

Pour Oxfam, NFC et ses soutiens financiers devraient être tenus responsables de la perte des moyens de subsistance et des vies brisées des familles expulsées brutalement des terres qu'elles exploitaient. Oxfam demande à NFC et à ses investisseurs de :

  • Mener une enquête en bonne et due forme sur les événements qui se sont déroulés à Kiboga et Mubende, et de rendre public le mandat et les résultats de cette enquête.
  • S'engager en faveur d’un processus transparent et responsable, afin de rendre justice aux communautés affectées ; et en concertation avec les communautés affectées et les pouvoirs publics locaux et nationaux, de s’assurer du remplacement des terres perdues et du dédommagement pour la perte de leurs foyers, de leurs cultures, de leur bétail et de leurs moyens de subsistance ;
  • Dédommager les communautés affectées s'il est avéré qu'elles ont subi des mauvais traitements
  • Lorsque des défaillances sont identifiées, s'engager à réformer leurs politiques, leurs normes et leurs procédures de manière à ce que ces abus ne se reproduisent plus.

Auteur(s) du rapport

Oxfam

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