Notre terre, notre vie

Dans les pays pauvres, les investisseurs étrangers achètent une superficie de terres équivalente à celle de Londres tous les six jours.

Alors même que les prix alimentaires flambent pour la troisième fois en quatre ans, les terres risquent de susciter un intérêt encore plus vif si les pays riches tentent de protéger leurs sources d'approvisionnement en produits alimentaires et si les investisseurs voient la terre comme un bon pari à long terme. Trop souvent, les expulsions forcées des agriculteurs pauvres sont la conséquence de ces transactions foncières dont le nombre croît rapidement dans les pays en développement.

La Banque mondiale, en tant qu'organisme international chargé d'élaborer les normes et important investisseur elle-même, devrait geler ses propres investissements fonciers et revoir sa politique et ses pratiques afin de lutter contre l'accaparement de terres.

 

Auteur(s) du rapport

Oxfam

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