Populations contraintes de fuir : des déplacements exacerbés par le changement climatique

Les catastrophes dues aux changements climatiques sont le principal facteur de déplacements internes dans le monde, avant les séismes ou les conflits et ont forcé plus de 20 millions de personnes par an à quitter leur foyer au cours de la dernière décennie.

Alors que la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP25) se tiendra à Madrid du 2 au 13 décembre 2019, Oxfam révèle que le risque de déplacement interne après un cyclone, une inondation ou un incendie est sept fois plus élevé qu’en cas de séisme ou d’éruption volcanique, et trois fois plus élevé qu’en situation de conflit.

La question délicate de l’aide financière à apporter aux communautés, y compris les populations déplacées, ayant subi des dégâts inévitables et irréversibles à cause de la crise climatique – ce qu’on appelle les pertes et dommages – devrait être au cœur des débats de la COP25. Si personne n’est à l’abri, comme en témoignent les incendies en Australie et les inondations en Europe des dernières semaines, qui ont provoqué l’évacuation de milliers de personnes, l’analyse d’Oxfam indique que ce sont les populations des pays pauvres, pourtant très peu responsables de la crise climatique, qui sont les plus exposées.

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