R. D. Congo : Trop de pertes, pas assez de résultats

L’impact des opérations anti-FDLR sur les civils dans l’Est de la RDC et ce que l’UE devrait faire

Une nouvelle stratégie visant à protéger les civils et à mettre fin au conflit qui affecte la RDC depuis plus de dix ans est indispensable.

En juin 2009, des ONG travaillant en République démocratique du Congo (RDC) ont produit un rapport de situation sur la réponse de l’Union européenne (UE) aux besoins urgents de protection et d’assistance dans l’Est du pays. Le document soulignait l’impact humanitaire dramatique des opérations militaires conduites par l’armée congolaise (les FARDC), avec le soutien de la force de maintien de la paix des Nations unies (MONUC) pour désarmer de force les milices FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) ; il appelait l’UE, entre autres, à insister auprès du gouvernement congolais pour qu’il prenne des mesures concrètes afin de minimiser l’impact négatif des opérations militaires sur les civils.

Quatre mois plus tard, les statistiques démontrent une augmentation des menaces envers les civils, parmi lesquelles la destruction des habitations et des biens, les déplacements forcés, les violences sexuelles et les meurtres. Les ONG et les agences des Nations unies qui travaillent dans l’Est du Congo subissent également des attaques en nombre croissant, qui menacent l’espace humanitaire nécessaire pour fournir l’aide indispensable à la survie de milliers de personnes.

Les organisations signataires de ce rapport sont donc convaincues que le prix payé par les civils est bien trop élevé en comparaison des modestes résultats de la stratégie militaire actuelle, et exhortent l’Union européenne à mener les efforts vers une nouvelle stratégie visant à protéger les civils et à mettre fin au conflit qui affecte la RDC depuis plus de dix ans.

Auteur(s) du rapport

15 organisations internationales travaillant en RDC

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