RDC : le spectre des Noëls passés

Protéger les civils de la LRA

A la veille de Noël en 2008, et au cours des trois semaines qui ont suivi, 865 hommes, femmes et enfants ont été sauvagement battus à mort et des centaines d’autres enlevés par l'Armée de Résistance du Seigneur (connue sous son sigle anglais : LRA) dans le Nord-Est de la RDC et au Sud-Soudan. Entre le 14 et le 17 décembre 2009, des commandants de la LRA ont supervisé l’assassinat de plus de 300 personnes. Pour le monde extérieur, ces massacres sont passés largement inaperçus.

Ce nouveau rapport indique que la LRA est désormais la milice la plus meurtrière en République démocratique du Congo. Les massacres commis au cours de l’année dernière par la LRA à l’encontre de communautés enclavées au Soudan, en République centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo (RDC) sont parmi les pires atrocités perpétrées par cette milice en 20 ans d’activité sanglante.

La communauté internationale doit agir pour empêcher le plus brutal mais aussi le plus ancien groupe rebelle d’Afrique de commettre un nouveau massacre à Noël cette année, et pour mettre un terme à ses folies meurtrières quasi-quotidiennes. C'est ce qu'affirme ce rapport publié le 14 décembre 2010 par 19 organisations humanitaires, travaillant dans les zones touchées par la LRA ou des groupes de plaidoyer engagés de longue date dans la résolution de la menace posée par la LRA : Broederlijk Delen, CAFOD, Christian Aid, Conciliation Resources, Cordaid, Danish Refugee Council, Intersos, Pax Christi Flanders, Oxfam, Peace Direct, Refugees International, Resolve, Society for Threatened Peoples, Tearfund, Trocaire, War Child UK et World Vision.

Auteur(s) du rapport

19 organisations humanitaires travaillant dans les zones touchées par la LRA