Oxfam à Dadaab : faire entendre la voix des femmes dans les crises humanitaires

Une vingtaine de femmes sont rassemblées à l’ombre d’un arbre, se protégeant du soleil implacable et des vents chauds qui balayent sans discontinuer le camp de réfugiés de Dadaab, à l’est du Kenya. Oxfam organise des rencontres exclusivement destinées aux femmes à la lisière du camp, afin de leur permettre de parler ouvertement de leurs besoins et de la façon de rendre leur vie ici un peu plus supportable.

Esther Kabahuma, collaboratrice d’Oxfam, explique que quand on demande aux communautés et aux familles quels sont leurs besoins, ce sont généralement les hommes qui répondent. Il est rare d’entendre les femmes. C’est pourquoi nous leur donnons une chance de s’exprimer. Tandis que les hommes écoutent en flânant aux abords du groupe, ils sont rapidement exhortés à partir. Ils quittent le groupe à contre cœur, non sans qu’un des hommes ait averti les femmes qu’il finirait bien par savoir ce qu’elles auront raconté. Elles lui répondent en riant. Oxfam tente de savoir de quelle aide ces femmes ont le plus grand besoin pour organiser leur ménage, prendre soins des enfants, et quelle méthode sanitaire est pour elles la plus appropriée. Leurs demandes sont simples ; il leur faut plus de jerrycans pour collecter de l’eau, du savon, des matelas, des moustiquaires, des bassines en métal, des tentes et des serviettes hygiéniques. Il est capital de comprendre que les femmes ont des besoins spécifiques et qu’il est essentiel pour des femmes vivant dans de telles conditions de pouvoir rester dignes et en bonne santé. Le camp de réfugiés de Dadaab a été conçu à l’origine pour 90 000 personnes. Il en accueille aujourd’hui près de 400 000. Des hommes, des femmes et des enfants désespéré-e-s arrivent ici de la Somalie voisine, à la recherche d’eau, de nourriture et d’un abri indispensable à leur survie. Tandis que les réfugié-e-s continuent d’affluer (jusqu’à 1 500 personnes par jour), le défi posé aux organisations humanitaires pour subvenir à leurs besoins est énorme. Ces femmes peuvent en tout cas avoir accès à de l’eau potable, ainsi qu’à des installations sanitaires pour empêcher la propagation des épidémies. Leurs enfants resteront ainsi en bonne santé, rendant la vie un peu plus supportable. illet de Janna Hamilto, coordinatrice Médias d’Oxfam Nouvelle-Zélande, initialement publié sur le blog onflits et Urgences d’Oxfa

Aller plus loin

La confédération Oxfam a lancé un ambitieux appel à don pour la Corne de l’Afrique et les populations qui luttent pour leur survie en ce moment-même. – n savoir plus sur la crise en Afrique de l’Es[Les actions d’Oxfam sur le terrain face à la crise en Afrique de l’Est->Corne-de-l-Afrique-Les-actions-d,1148] Oxfam a lancé la campagne [CULTIVONS->Cultivons-La-Terre-La-vie-Le-monde,1099] pour combler les failles de notre système alimentaire défaillant, pour que les causes structurelles des crises comme celle-ci soient traitées. _ [Rejoignez le mouvement !->Cultivons-La-Terre-La-vie-Le-monde,1099]

 

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