Dans le monde, près de 850 millions d’individus survivent dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,9 $ par jour, sans accès à l’eau potable, à l’éducation, à la santé. Un chiffre en baisse depuis 15 ans et qui montre qu’il est possible d’éradiquer la pauvreté en 2030. Pour cela, mobiliser des fonds est indispensable, cela passe en priorité par une aide au développement plus importante.

L’aide publique au développement, un outil clé contre la pauvreté

En 2015, les Etats se sont engagés à l’ONU sur 17 Objectifs de développement durables (ODD) afin d’éradiquer la pauvreté, de mettre fin aux inégalités et de lutter contre le changement climatique en 2030. Pour répondre à ces enjeux, les besoins de financements sont colossaux. Les pays les plus riches disposent d’un outil pour y répondre : l’aide publique au développement (APD) qui a démontré son efficacité dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Elle permet par exemple de financer et développer les services essentiels tels que l’éducation et la santé. Elle est un puissant catalyseur de changement durable pour les populations les plus vulnérables.

L’aide au développement française, encore loin des engagements internationaux

Néanmoins force est de constater qu’il reste encore beaucoup à faire. Il y a près de 50 ans, les pays riches s’étaient engagés, à l’ONU, à mobiliser 0,7 % de leur richesse nationale en faveur du développement international. Cet engagement historique est encore loin d’être honoré par un grand nombre de pays, dont la France.
S’il faut plus de ressources, il convient également de s’assurer que l’aide réponde aux besoins des populations locales, qu’elle soit transparente et s’attaque réellement à la pauvreté et aux inégalités. Elle doit aussi lutter spécifiquement contre les inégalités entre les femmes et les hommes qui sont une des causes majeures de la pauvreté.

Taxe sur les transactions financières, lutte contre l’évasion fiscale : des solutions à portée de main

Les ODD sont une feuille de route majeure, qui se doit d’être suivie. De nouvelles sources de financement doivent être identifiées pour soutenir le développement durable de la planète. La taxe sur les transactions financière, adoptée en 2012 en France, a permis de mobiliser 1,6 milliards d’euros pour le développement international. Fruit de longues négociations au niveau d’une coopération renforcée au niveau européen, Oxfam milite pour qu’elle soit adoptée hors de nos frontières. D’autres sources de financements sont également possibles : lutter contre l’évasion fiscale et appuyer les pays en développement pour qu’ils mobilisent leurs propres ressources nationales de manière transparente et équitable. Cela permettrait d’assurer un financement autonome et durable des services sociaux de base, indispensables à la lutte contre la pauvreté et les inégalités.

Oxfam se mobilise pour que :

La France consacre 0,7 % de son revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (contre 0,38 % actuellement).

Affecte 100% de la taxe française sur les transactions financières à la solidarité internationale et à la lutte contre le changement climatique (contre 50% actuellement).

Conclue l’accord européen pour une taxe sur les transactions financières au profit de la solidarité internationale et de la lutte contre la changement climatique.

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