Banques francaises, les fossiles raflent la mise

Oxfam France publie son rapport « Banques françaises : les fossiles raflent la mise » qui analyse les financements et investissements des six plus grandes banques françaises sur la période 2016-2017 et révèle, en totale contradiction avec l’Accord de Paris, leur nette préférence pour les énergies fossiles au détriment des énergies renouvelables.

Ainsi, en 2016 et 2017,
• Sur 10 euros de financements accordés par les banques aux énergies, 7 euros vont aux énergies fossiles, contre 2 euros seulement aux renouvelables
• Les banques ont réduit leurs financements à destination des énergies renouvelables (moins 1,85 milliard d’euros) d’un montant équivalent à l’augmentation de leurs financements vers les énergies fossiles (+ 1,8 milliard d’euros)
• Avec 12,8 milliards d’euros de financement aux énergies fossiles en 2016 et 2017, BNP Paribas reste la banque française qui soutient le plus énergies fossiles, alors qu’en novembre 2015, elle faisait partie des sponsors de la COP 21. Derrière suivent de très près le Crédit Agricole et la Société Générale, qui ont respectivement financé les énergies fossiles à hauteur de 12,6 milliards d’euros et 11,5 milliards d’euros sur la période 2016 – 2017.
• Pour 1 euro accordé sur les marchés financiers en faveur des énergies renouvelables, les banques françaises accordent plus de 8 euros d’énergies fossiles.

Il est urgent que les banques jouent leur rôle dans la transition énergétique. Pour cela, Oxfam France les appelle à publier un plan de sortie des énergies fossiles, à cesser de soutenir les entreprises qui développent de nouvelles activités charbonnières, et enfin à travers une réelle transparence, à divulguer une photographie des entreprises qu’elles financent.

Mais l’impulsion doit aussi venir de l’Etat, qui peut renforcer l’ambition de la Loi sur la Transition énergétique qui impose aux banques d’évaluer les risques liés aux changements climatiques.

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