2020 : rétrospective en images

Comment résumer l’année 2020 ? La liste des événements marquants est impressionnante et, à n’en pas douter, 2020 rentrera dans les livres d’histoires. Au cœur de ce monde en bascule, Oxfam a répondu présente. Avec vous. Sur tous les fronts, tout au long de l’année, notre engagement contre les inégalités et la pauvreté n’a pas faibli. Une rétrospective de 2020 par Oxfam, pour (re)voir les combats portés ensemble.

Janvier 2020 : la planète brûle, le fossé des inégalités se creuse

Incendies en Australie : le monde regarde la planète prendre feu

Comme un prélude à l’année qui s’annonçait, 2020 a commencé dans les flammes. « Le Monstre », nom donné par les Australien-ne-s aux immenses feux de brousse qui ont ravagé le pays en janvier 2020 – et déjà des semaines auparavant – marquait un rappel on ne peut plus clair de l’urgence climatique et de ses conséquences.

Aujourd’hui, un homme en vaut des millions

Les inégalités gangrènent nos sociétés. Elles les divisent et piègent des millions de personnes dans la pauvreté. Avant même que 2020 n’arrive avec son lot de crises, les inégalités faisaient déjà des ravagent. Déjà, nous nous mobilisions pour les combattre, en les documentant en amont du Forum économique mondiale de Davos et en défendant des solutions durables. Un sujet au cœur de l’actualité, à l’heure de la réforme des retraites en France et des protestations sociales. Nous poursuivons ce combat essentiel ensemble.

Février 2020 : les femmes en première ligne

L’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes : du chemin reste à faire

En Février 2020, la 45e cérémonie des Césars remettait en pleine lumière le travail qu’il reste à mener pour réellement lutter contre les violences faites aux femmes. De manière globale, ce début d’année a mis en lumière les inégalités de genre qui demeurent et la nécessité de défendre et promouvoir les droits des femmes à travers le monde. Un débat dans lequel nous nous sommes pleinement inscrit-e-s, les femmes étant en première ligne des inégalités.

Au Burkina Faso, l’urgence de la faim et de l’eau

En 2019, le Burkina Faso a vu le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays multiplié par 10, atteignant à l’orée 2020 un demi-million de personnes. En février 2020, Oxfam appelait au réveil international, alors qu’1,9 million de personnes avaient un besoin urgent d’accès à de l’eau potable. Un enjeu vital mais également une problématique sanitaire, le manque d’eau potable et de système d’assainissement, associé à d’importants déplacements et réinstallations de populations, étant les facteurs idéaux pour la propagation de maladies. Et ce, alors même que la pandémie de COVID-19 avait déjà débuté dans certains pays du monde…

Les femmes sont une nouvelle fois les premières impactées par cette crise. « Si je pars chercher l’eau à 7h du matin, je dois faire la queue sous le soleil jusqu’à midi minimum et le peu d’eau collecté ne permet même pas de répondre aux besoins de ma famille pour la journée. Tous les jours je dois revivre ça” témoigne Fatoumata Sawadogo, personne déplacée à Pissila.

Mars 2020 : l’heure des mobilisations avant le confinement

Les bénévoles des groupes locaux d’Oxfam France au rendez-vous

A l’heure où le mot « confinement » n’était pas encore rentré en bonne place dans le langage courant, les bénévoles d’Oxfam France se sont retrouvés pour un week-end de formation, afin de préparer ensemble les mobilisations de l’année. Approfondissement des sujets, stratégie de plaidoyer local, réflexion sur les actions à mener. Un week-end riche, engagé et convivial.

5 mars 2020 : le Jour du Dérèglement en France

Ce constat, nous l’avons dressé avec les autres organisations de l’Affaire du Siècle (Notre Affaire à Tous, Greenpeace France, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme). A partir du 5 mars 2020, la France est à découvert climatique : c’est le Jour du dérèglement. Elle a émis à cette date autant de CO2 que ce qu’elle pourrait émettre en une année, si elle respectait d’ores et déjà son engagement d’être neutre en carbone en 2050. Ce constat dit une chose : d’ici à la neutralité carbone, le fossé à combler est encore gigantesque et les mesures pour y remédier doivent être prises dès maintenant.

Dans la rue pour défendre les droits des femmes

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ce sont 60 000 personnes qui ont défilé dans les rues de la capitale, selon le collectif #NousToutes. La lutte contre les violences faites aux femmes, mais également les inégalités femmes-hommes dans leur ensemble, ainsi que l’impact de la réforme des retraites y étaient à l’honneur. Une fois n’est pas coutume, à Paris comme dans toute la France, mais aussi à travers le monde, les militant-e-s d’Oxfam ont répondu présent-e-s.

Pandémie de COVID-19 : l’urgence de l’accès aux soins

Le 17 mars à 12h, la France entière se voit confinée. Plus largement, c’est une grande partie de la population mondiale qui voit ses déplacements restreints et la vie économique mise à l’arrêt, dans le but d’endiguer la propagation de la COVID-19. Cette pandémie révèle la précarité des populations les plus vulnérables, le caractère indispensable de services publics robustes et bien financés. Elle éclaire sur les inégalités patentes à travers le monde et au sein des sociétés quant à l’accès aux soins.

Face à ce constat, Oxfam appelle à un plan Marshall mondial pour la santé , afin que les pays les plus pauvres soient en mesure de faire face à la crise. La moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à de l’eau potable – indispensable pour combattre la propagation de maladie, en plus d’être vitale – et à des soins de santé adéquats.

Au Mali, il n’y a que 3 respirateurs pour un million de personnes, avec moins de 1 médecin pour 10 000 personnes dans la région du Sahel. Près d’un quart de la population urbaine vit dans des bidonvilles, soit près de 800 millions de personnes pour qui les mesures de distanciation sociale seront difficilement applicables.

« Plus jamais ça » : un appel et une mobilisation pour un véritable « Jour d’Après »

Le 27 mars, un collectif de 18 organisations et syndicats, dont Oxfam France, lance un appel solennel, sous forme de tribune : « Plus jamais ça ». Toutes appellent à construire dès maintenant le Jour d’Après, par un changement profond de politique. La crise a montré toutes les failles de nos systèmes et de nos sociétés, et des leçons doivent en être tirées. Une pétition est lancée à la suite de cette tribune, signée par plus de 180 000 personnes.

Avril 2020 : sur tous les fronts face à une crise multiple

500 millions de personnes supplémentaires menacées par la pauvreté

La pandémie de COVID-19 se révèle, jour après jour, une crise sanitaire majeure. Mais, avec elle, une crise économique et sociale se dessine d’ores et déjà. Dans son rapport « Le prix de la dignité » , Oxfam sonne l’alarme : c’est un demi-milliard de personnes supplémentaires qui sont menacées de tomber dans la pauvreté du fait des conséquences de la pandémie. Un potentiel recul de 10 ans dans le combat contre la pauvreté, voire de 30 ans dans certaines régions telles que l’Afrique ou le Moyen-Orient.

Oxfam appelle à un « plan de sauvetage pour toutes et tous », ambitieux et mondial, pour que les plus fragiles ne paient pas le prix fort et à long terme de la crise.

Pas de chèque en blanc : des conditionnalités sociales et écologiques aux aides aux grandes entreprises

Alors que l’Etat soutient massivement l’économie sur fonds publics, pour tenter d’amortir les conséquences économiques et sociales du confinement et des mesures sanitaires, Oxfam, avec d’autres organisations, demandent à ce que ces aides ne soient pas versées aveuglément. Là où des dividendes massives sont encore versées aux actionnaires, les aides publiques ne devraient pas intervenir. De même, des conditionnalités écologiques doivent être instaurées.

Un débat qui se poursuivra à l’Assemblée nationale, dans les médias et sur les réseaux sociaux tout au long de l’année à chaque plan de relance. Sans que le gouvernement ou la majorité parlementaire ne s’en saisissent et décident d’aller dans le sens d’un Jour d’Après plus durable, juste et solidaire.

Quand une « bande de femmes » fait tenir la société

« Ce qui fait tenir la société, c’est d’abord une bande de femmes. » Ces mots, Christiane Taubira les a prononcés sur France Inter le 13 avril. Une phrase qui résume le rôle prépondérant joué par les femmes durant la crise, du fait de leur surreprésentation dans un grand nombre de métiers dits « en première ligne ». Elles sont en effet majoritaires dans le secteur du soin, aux caisses des supermarchés, dans les services de nettoyage. Cette surreprésentation dans ces métiers dévalorisés économiquement vient alimenter les inégalités femmes-hommes qui prévalent encore dans notre société.

Revaloriser les métiers du « care », c’est à la fois guérir nos sociétés, en soutenant les professions les plus essentielles – ce que la crise de la COVID-19 a tant mis en lumière – et lutter efficacement et durablement contre les inégalités femmes-hommes.

Mai 2020 : un Jour d’Après à construire

Un 1er mai confiné, mais un 1er mai engagé pour le Jour d’Après

Confinement oblige, pas de grandes manifestations à l’occasion du 1er mai 2020. Pourtant, les changements à défendre ne manquent pas. Un Jour d’Après est possible et surtout nécessaire. Oxfam, avec l’ensemble des organisations et syndicats du collectif « Plus jamais ça » poursuit la mobilisation en ligne en cette Journée internationale des droits des travailleurs-euses.

Black Lives Matter : la mort de George Floyd, nouvel électrochoc mondial

La mort de George Floyd, le 25 mai 2020 à Minneapolis, ravive la mobilisation aux Etats-Unis puis dans un grand nombre de pays du monde, dont la France, face aux violences policières et aux inégalités qui touchent les personnes racisées. A travers le monde, Oxfam soutient ces mouvements.

Juin 2020 : combattre les inégalités au sein des grandes entreprises

Le CAC40 à découvert

Alors que la crise et le débat autour des conditionnalités des aides publiques aux grandes entreprises remet au centre du débat le rôle de celles-ci dans nos sociétés, Oxfam fait paraître son rapport « CAC40 : des profits sans lendemain ». Celui-ci remet en lumière l’inégal partage des richesses au sein des très grandes entreprises françaises, au profit des PDG et des grands actionnaires, pour mieux démontrer la fragilité de ce modèle, qui affaiblit les entreprises et leur capacité à faire face à des crises, comme celle provoquée par la COVID-19.

Lutter contre l’inégal partage des richesses au sein des entreprises du CAC40, c’est renforcer la solidité de notre économie, et la rendre plus juste et profitable à toutes et tous, et non plus à une minorité extrêmement privilégiée.

Pas de profits sur la vie : assurer un accès juste et équitable à un futur vaccin contre la COVID-19

Pour mettre fin à la pandémie, la recherche d’un possible traitement ou d’un vaccin a été à une vitesse jamais égalée tout au long de l’année 2020. De colossales aides publiques sont venues soutenir le travail des grands laboratoires pharmaceutiques. Mais quid des modalités d’accès à un potentiel vaccin ? Quelles en seront les conditions ? Cela dépendra-t-il, comme trop souvent, du pays où l’on vit et de l’argent que l’on possède ? La pandémie nous a pourtant démontré que personne n’était en sécurité si nous ne le sommes pas toutes et tous.

Une coopération internationale et une mise en commun de la recherche – contre le principe de propriété intellectuelle à l’origine des gigantesques profits réalisés par l’industrie pharmaceutique – sont les conditions indispensables pour assurer un accès juste. Et que cette crise ne se traduise pas en profits faramineux pour quelques-uns.

Juillet 2020 : la solidarité alors que le virus de la faim menace

12 000 personnes pourraient mourir chaque jour de la faim

C’est le constat dressé dans le rapport d’Oxfam, « Le virus de la faim » : chaque jour, 12 000 personnes risquent de mourir de la faim à travers le monde, du fait des conséquences de la pandémie de COVID-19. Dans le même temps, les plus grandes entreprises agroalimentaires ont versé 18 milliards de dollars à leurs actionnaires. C’est plus de 10 fois l’appel des Nations unies pour l’aide alimentaire.

Plus de 4 millions de personnes soutenues par la confédération Oxfam face au COVID-19

Dès le début de la pandémie de COVID-19, la confédération Oxfam s’est mobilisée pour faire face à l’urgence. Dans nombre de pays où nous agissions déjà, l’enjeu de l’accès à de l’eau potable, à des points d’eau, des produits d’hygiène, le renforcement des systèmes d’assainissement, la diffusion des bonnes pratiques d’hygiène et des gestes barrière sont devenus vitaux. Comment lutter contre la propagation du virus lorsque l’on n’a pas accès à un savon, à de l’eau, et que la distanciation sociale est impossible, comme dans les camps de réfugié-e-s et déplacé-e-s ? Sauver des vies commence par ces actions les plus basiques et, ensemble, nous les avons rendues possibles. Ensemble, nous avons soutenu plus de 4 millions de personnes en 4 mois.

La confédération Oxfam est également venue en soutien aux personnes impactées par les conséquences économiques de la crise, pour leur permettre de garder un revenu, soutenir leur activité économique, pouvoir s’acheter de quoi manger.

Au Bangladesh, dans le camp de réfugiés Rohingyas de Cox Bazar, Oxfam a installé de nouvelles formes de stations de lavage de main, pour permettre d'éviter les contacts et promouvoir les pratiques d'hygiène nécessaires pour endiguer l'épidémie de Covid-19. Crédit : Fabeha Monir / Oxfam
Oxfam, avec son partenaire local, a installé des stations de lavage de mains dans les zones rurales des Philipinnes. Crédit : Jason Torillo / Oxfam
Les équipes d'Oxfam distribue des kits d'hygiène à la population yéménite, pays ravagé par la guerre et où l'épidémie de coronavirus menace. Crédit : Hitham Ahmed/Oxfam

Août 2020 : en pleine crise économique, Beyrouth dévastée

L’image de l’explosion du port de Beyrouth est dans toutes les mémoires. La capitale libanaise a été dévastée, alors même que le pays était plongé dans une crise économique et politique majeure. 50% de la population libanaise vivait sous le seuil de pauvreté, avant même la catastrophe. L’inflation rendait l’achat des produits de première nécessité inacessible. Elle rend la reconstruction impossible.

Les équipes d’Oxfam, déjà actives dans le pays, se sont mobilisées avec les organisations locales partenaires de longue date, pour soutenir les familles impactées par l’explosion. Distributions alimentaires, soutiens financiers, accompagnement psychologique : 9000 personnes ont ainsi été soutenues dans les semaines qui ont suivi l’explosion. Notre travail se poursuit, la reconstruction sera longue et éprouvante pour la population libanaise.

Les volontaires de l'association KAFA, partenaire d'Oxfam au Liban, prépare une distribution de denrées alimentaires.
Beyrouth, détruites par une explosion. Les équipes d'Oxfam se mobilisent sur place. Crédit : Hasan ShaabanBloomberg via Getty Images
Les volontaires du Centre libanais pour les droits humains, partenaire d'Oxfam au Liban, vont à la rencontre des familles impactées par l'explosion à Beyrouth pour identifier leurs besoins et les soutenir.

Septembre 2020 : le pouvoir citoyen face aux inégalités climatiques et sociales

Rien de neuf en septembre : le défi du #SecondHandSeptember

Je dis oui à la seconde main #SecondHandSeptember

Lancé outre-Manche par Oxfam Grande-Bretagne, le défi du #SecondHandSeptember s’est exporté cette année en France. Son principe ? Ne rien acheter de neuf durant tout le mois de septembre. Un défi dans l’air du temps, alors que le confinement et la crise de la COVID-19 sont venus interroger nos modes de consommation et de production. Pour le réussir, les boutiques Oxfam, magasins solidaires de seconde main, étaient l’endroit tout trouvé.

Incendie dans le camp de Moria : la honte de l’Europe

Le 8 septembre 2020, un gigantesque incendie dévaste le camp de réfugié-e-s de Moria, sur l’île de Lesbos en Grèce. 12 000 personnes migrantes étaient contraintes d’y vivre, dans un camp prévu seulement pour 3000 personnes. Elles se retrouvent sans logement, sans abris, sans eau ou installations sanitaires. Cela alors même que des premiers cas de COVID-19 s’étaient déclarés dans le camp, quelques semaines plus tôt. 40% des personnes du camp sont des enfants. Elles sont bloquées, prises au piège des procédures de demandes d’asile européennes. Un nouveau camp a été installé en urgence, dans lequel les conditions de vie seront encore pires qu’à Moria.

Les organisations locales, soutenues par Oxfam, ont décuplé leurs efforts afin de les soutenir. Mais c’est aux politiques migratoires et à leur inhumanité que nous nous attaquons également, car à l’origine de tels désastres humanitaires.

Dans la nuit du 8 septembre 2020, un gigantesque incendie a détruit l'intégralité du camp de Moria, sur l'île de Lesbos en Grèce. Plus de 12 000 personnes y survivaient, dans un camp prévu pour 3 000 personnes tout au plus. Crédit : Yousif Al Shewaili / Oxfam

Les profits de la crise : refusons l’indécence

Alors que dans tous les pays du monde, les rangs des personnes précaires et pauvres grandissent, une infime minorité a vu ses richesses augmenter durant la pandémie.

Notre rapport « Les profits de la crise » a démontré que 32 entreprises, qui comptent parmi les plus grandes multinationales de la planète, devraient enregistrer cette année une hausse spectaculaire de leurs bénéfices, soit 109 milliards de dollars de plus que leur bénéfice moyen réalisé au cours des quatre années précédentes. Une large partie de ces bénéfices a été reversée à de riches actionnaires, alimentant les inégalités mondiales. Les 25 milliardaires les plus riches du monde ont vu leur richesse augmenter de 255 milliards de dollars entre la mi-mars et la fin mai seulement, soit une augmentation moyenne de 10 milliards de dollars.

jeff Bezos, le fondateur d'Amazon, pourrait verser une prime de 105 000 dollars aux 876 000 employé-e-s de l'entreprise avec les bénéfices qu'il a réalisés pendant la crise, tout en restant aussi riche qu'il ne l'était avant la pandémie.

La solidarité et l’engagement citoyen, plus que jamais

Depuis plus de 10 ans en France, Oxfam organise le Trailwalker, mettant ainsi le sport au service de la lutte contre la pauvreté. Si une seule des deux éditions prévues en 2020 a pu être organisée, à Avallon, les sportifs et sportives solidaires étaient au rendez-vous, malgré le report.

164 équipes, soit plus de 650 marcheurs-euses, étaient au rendez-vous de cette 11e édition, rendue possible grâce à l’engagement de plus de 165 bénévoles. Grâce à leur mobilisation et leur exploit sportif et humain, plus de 347 000 euros ont été collectés pour soutenir les actions d’Oxfam France. Rendez-vous en 2021 à Avallon et à Dieppe !

Les inégalités au cœur des changements climatiques

Face aux changements climatiques, sommes-nous à égalité ? La réponse est non, et nous l’avons de nouveau démontré dans notre rapport « Combattre les inégalités d’émissions de CO2 ». Ce rapport révèle notamment qu’entre 1990 et 2015, les 10% les plus riches de la population mondiale ont été responsables de 52% des émissions de CO2 cumulées et que les 1% les plus riches sont responsables de deux fois plus d’émissions que la moitié la plus pauvre de l’humanité. A l’inverse, les 50% les plus pauvres sont responsables de seulement 7% des émissions de CO2 cumulées, soit 4% du budget carbone disponible. Elles en sont pourtant les premières victimes à travers le monde.

La justice climatique doit être au cœur de la réponse post-COVID.

En 5 ans, les déplacements de population à cause de catastrophes naturelles ont bondi de 30%.

Octobre 2020 : défendre la justice climatique et sociale

La fracture des inégalités amplifiée par la pandémie de COVID-19

Deux articles parus le même jour. Qui résument à eux-seuls les deux faces d’un même monde. Et toute la raison d’être d’Oxfam et des actions que nous réalisons ensemble. Car la pauvreté ne pourra être vaincue tant que les inégalités perdureront et grandiront.

Deux coupures de presse. D'un côté, Les Echos titre "Les fortune des milliardaires atteint des records avec la pandémie de Covid-19", tandis que Le Monde titre le même jour "La pandémie de Covid-19 va faire basculer jusqu'à 150 millions de personnes dans l'extrême pauvreté".

Les banques françaises nous amènent vers un monde à +4°C

La transitions écologique a besoin de soutien financier pour pouvoir se réaliser. Malheureusement, au regard des financements des banques françaises, nous ne sommes toujours pas sur la bonne voie. C’est ce que révélait notre rapport « Banques : des engagements à prendre au 4e degré ». Ce rapport révèle ainsi que l’empreinte carbone de ces 6 banques françaises – BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, Banque Populaire Caisse d’Epargne, Crédit Mutuel et la Banque Postale – représente près de 8 fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière et nous amène vers une trajectoire à + de 4°C.

Les banques françaises nous emmènent vers un monde à +4°C.

Novembre 2020 : des lueurs d’espoir alors que le confinement revient

Elections américaines : le respect des principes démocratiques

Début novembre, le monde a suivi les élections américaines. L’élection de Joe Biden marque un nouveau départ et fait espérer un changement de politiques, sur les plans international et climatique. L’élection de Kamala Harris, première femme racisée au poste de Vice-Présidente, ouvre une nouvelle page de l’histoire.

De ces élections, retenons également la formidable mobilisation citoyenne en faveur des principes démocratiques, à travers le mot d’ordre « count every vote ». Oxfam America a défendu ces principes démocratiques tout au long de la campagne électorale.

Grande Synthe : vers une avancée historique pour la justice climatique

Se tourner vers le pouvoir judiciaire pour lutter contre l’inaction climatique des responsables politiques ? C’est ce qu’a fait la commune de Grande-Synthe, tout comme l’Affaire du Siècle. En novembre 2020, la première audience dans le dossier de Grande-Synthe s’est tenue. Le Conseil d’Etat y a pris une première décision, au potentiel historique pour la justice climatique.

Selon le Conseil d’Etat, l’Etat français est tenu de respecter les engagements pris dans la loi en matière d’objectifs de lutte contre les changements climatiques – ce qui n’était pas le cas jusqu’ici – et de faire dès maintenant la démonstration que les actions mises en œuvre permettront de les respecter. L’Etat a désormais 3 mois pour faire cette démonstration.

L’audience de l’Affaire du Siècle se tiendra quant à elle le 14 janvier 2021 devant le Tribunal administratif de Paris et porte en elle de nombreux espoirs de nouvelles avancées.

Quand les jeunes s’engagent contre les inégalités et la pauvreté

Le mois de novembre 2020 a également vu la naissance de la première promotion du Programme Jeunes d’Oxfam France ! 30 jeunes, agé-e-s de 18 à 26 ans, ont décidé de devenir bénévole pour militer avec Oxfam et ses groupes locaux, et défendre ainsi un monde plus juste et durable. Pour les soutenir dans leur démarche, et développer leur pouvoir citoyen, les équipes d’Oxfam France les accompagneront tout au long de l’année, dans le développement de leurs projets, en leur assurant des formations, afin de porter ensemble la lutte contre les inégalités et la pauvreté.

Décembre 2020 : sur tous les fronts, combattre le virus des inégalités

5 ans après l’Accord de Paris, la mobilisation contre les changements climatiques ne doit pas faiblir

5 ans après l’Accord de Paris, alors vu comme historique, le bilan n’est pas bon. En cinq ans, trop peu d’Etats ont pris des mesures à la hauteur de l’urgence climatique. Résultats :la baisse des émissions de gaz à effet de serre est loin d’être suffisante. Les financements internationaux pour soutenir les pays les plus pauvres en première ligne sont encore bien trop faibles.

La France ne fait pas exception. En juillet 2020, le rapport annuel du Haut conseil pour le climat épinglait la France en indiquant que les actions climatiques du pays n’étaient ni à la hauteur des enjeux ni des objectifs fixés pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.

La prise de conscience citoyenne est pourtant là, comme le révèle une étude d’opinion que nous avons réalisée avec l’institut Kantar. Les plans de relance sont l’occasion de réorienter les choix politiques et l’économie pour répondre dès maintenant à la crise climatique. Les débats autour de la loi issue des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, au 1er trimestre 2021, seront un autre moment majeur de mobilisation citoyenne, pour obtenir de réelles décisions politiques. 

61% des Français estiments que la crise climatique est une priorité et qu'il est urgent d'agir.

L’accès au vaccin, une question de justice, d’équité, d’efficacité et d’humanité

La pandémie qui a frappé le monde entier tout au long de l’année 2020, et qui n’est toujours pas du passé, a rappelé une chose : nous partageons toutes et tous une même humanité. La solidarité est dès lors la meilleure des réponses, face à un enjeu planétaire.

Pourtant, tout au long de l’année 2020, la course au vaccin a été effrénée. Les dispositifs de coopération internationale trop peu efficaces et soutenus. Alors que les premières campagnes de vaccination commencent, le constat est sans appel. Près de 70 pays pauvres ne pourront vacciner qu’un-e habitant-e sur dix contre la COVID-19 en 2021, alors qu’à l’opposé les pays riches ont acheté assez de doses pour vacciner l’ensemble de leur population près de trois fois avant la fin 2021.

Pas de profit sur la pandémie : Face au Covid-19, tout le monde mérite protection

En 2021, la solidarité et l’engagement citoyen seront nos armes les plus puissantes

2020 a été éprouvante. Ses conséquences seront de long terme. Mais la résignation ne sera jamais une option.

2020 nous a également rappelé que la solidarité, l’entraide, l’action citoyenne sont bel et bien là, au sein de nos sociétés. Que chaque geste compte et fait la différence. Que chaque voix doit pouvoir s’exprimer et être entendue. Qu’il y a un monde à défendre, des changements à porter, des solutions à imaginer. Cela, nous le ferons ensemble en 2021, et après. Jusqu’à construire le monde auquel nous aspirons. Un monde qui ne ressemble pas à l’année 2020.

Continuons d’agir pour tout ce en quoi nous croyons.

Donnez pour soutenir la lutte contre le virus des inégalités !

Que ce soit sur le plan économique, l’urgence climatique, l’accès universel aux soins ou à la nourriture, la pandémie de la Covid-19 expose et exacerbe les inégalités – déjà profondes – de nos sociétés.

Il est urgent d’agir sur tous les fronts pour affronter les injustices amplifiées par la pandémie.

Je rejoins le combat